Internet ne tue pas le papier !

presse internet concurrenceOn l’annonçait mort en 2009, mais le New York Times a survécu à la crise de la presse. Mieux, le titre semble avoir trouvé un modèle économique durable grâce à sa version en ligne ( OWNI, par Gaetan Mathieu le 24/11)

Journal de référence en danger :
Tous les matins, la Une du New York Times est plus apte que n’importe quelle autre source d’information à déterminer quelles vont être les informations majeures de la journée. Mais en cinq ans, les dépenses annuelles du journal ont baissé de 860 millions de dollars avec en contrepartie un appauvrissement du contenu… Les États-Unis semblent très inquiets de la santé du Times. L’ancien rédacteur en chef Bill Keller l’affirme, la Maison-Blanche, même si elle était républicaine, serait préoccupée de voir le Times disparaître. « L’effet se ferait surtout ressentir sur la politique locale. Sans une presse puissante, la corruption et l’incompétence peuvent être terribles. » s’inquiète t-il.

logo new york timesInternet comme solution ?
La vraie révolution du journal a eu lieu en mars 2011 avec la mise en place d’un abonnement payant donnant accès à un contenu illimité sur le site internet. Le Times avait déjà tenté deux fois de faire payer ses articles mais la méthode avait toujours échoué. Cette fois, la réussite est au-delà des attentes ! Un mois après la mise en place du système, 224 000 personnes ont déjà souscrit au New York Times sur internet, et 57 000 sur Kindle. Mais cette stratégie ne s’est pas faite en un jour : la compétition entre le site internet et la version papier a d’abord forcé le journal à ne plus dissocier deux rédactions dédiées chacune à un seul support.

La méthode devenue référence :
Vingt articles gratuits par mois. Entre 15 et 30$ pour l’accès illimité selon le nombre de supports choisis (ordinateur, tablette ou téléphone). Le plan prévoit également que l’accès aux articles du Times par les blogs, par Facebook ou par d’autres sites internet est quant à lui gratuit. Le succès de cette formule pourrait inspirer les autres médias, désireux de faire payer leur contenu aux lecteurs assidus sans se couper des lecteurs occasionnels. « Nous avons enfin dépassé l’idée que l’information est gratuite, assure Bill Keller. Mais on doit être sûr que le contenu est d’une qualité que l’on ne trouve nul part ailleurs gratuitement. »

Le succès du site du Times a apporté la preuve que la presse de qualité n’est pas encore morte…

>> Le site internet du New York Times

>> La page Facebook du New York Times

Une réflexion au sujet de « Internet ne tue pas le papier ! »

  1. L’article ne montre-t-il pas qu’internet ne tue pas la presse puisque le Times semble avoir trouvé un modèle économique, mais ne dit rien de la version papier.
    En tous cas le tarif mensuel me paraît personnellement relevé.

Les commentaires sont fermés.