Londres sera la première ville à disposer de son nom de domaine

London

Londres va être la première ville au monde à bénéficier de sa propre extension « .london » qui pourra être utilisée à la fin des noms de domaine sur Internet.  Mille autres nouvelles extensions devraient voir le jour en 2014.

La capitale britannique pourra bientôt utiliser l’extension « .london » accolée à ses noms de domaine sur Internet. Les entreprises locales vont ainsi pouvoir se démarquer et tirer profit de la notoriété de la ville. Très attendue, l’extension sera lancée à l’été 2014. Des milliers d’entreprises et de particuliers ont déjà été séduits par l’idée. Beaucoup n’ont d’ailleurs pas tardé à réserver à l’avance leur futur nom de domaine. Plusieurs sites – comme celui-ci ou encore celui-là – proposent de pré-enregistrer gratuitement une nouvelle adresse web suivie du suffixe « .london ».

Marché saturé

La capitale britannique a obtenu son propre « Top Level Domaine name » auprès de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Installée en Californie, l’instance supervise le réseau mondial des noms de domaine. Stéphane Van Gelder, membre de l’ICANN, explique, dans une interview accordée au journal La Croix, que « mille nouvelles extensions vont arriver sur Internet en 2014 ». A ce jour, il existe seulement 22 suffixes utilisables pour définir les noms de domaine – le plus courant étant le fameux « .com ». Mais le marché arrive à saturation. L’ICANN explique l’introduction de nouvelles extensions par « l’explosion du nombre d’internautes à deux milliards de personnes dans le monde, dont la moitié en Asie ».

Extensions thématiques

D’autres villes, comme Paris, New York ou Barcelone, ont dors et déjà commandé leur propre nom de domaine. Les candidats ont reversé pas moins de 185 000 dollars à l’ICANN pour demander le suffixe de leur choix. S’ajoutent à cela les frais annuels de 25 000 dollars, eux aussi versés à l’autorité de régulation des noms de domaine.

Les nouvelles extensions ne seront pas uniquement géographiques, c’est-à-dire reliées à une ville ou une région. « Il y aura des marques, comme « .loreal » ou « .apple ». Il y aura aussi des extensions thématiques, qui sont autant de nouveaux moyens d’orienter l’internaute vers les domaines qui l’intéressent. Par exemple, on aura des « .design », « .bio » ou « .archi » » résume Stéphane Van Gelder.

Lieu ciblé

En devenant la première ville à posséder son propre nom de domaine, Londres va profiter des multiples avantages liés à l’extension géographique. En plus d’affirmer leur attache avec un lieu particulier, les sites web bénéficieront d’une meilleure visibilité sur Internet, ainsi que d’une identification facilitée par les internautes. Reste à savoir si les nouvelles extensions recevront le même accueil que celui tant espéré par leurs créateurs !


Crédit photo : Tom Soper, sur Flickr (image modifiée)