Quand Google joue un peu plus encore avec notre vie privée

Google+ s'immisce dans Gmail.

Google+ s’immisce dans Gmail.

Jeudi dernier, Gmail a annoncé sur son blog sa dernière « innovation ». Grâce à Google+ chaque utilisateur de Gmail peut désormais écrire un courriel à une personne dont il ne dispose pas de l’adresse mail.

Le principe est simple. Aussi simple que lorsque l’on se créée un adresse Gmail, un compte Google + est automatiquement créé puis y est associé. Fort de ces données, le géant américain propose donc maintenant à ses utilisateurs de se retrouver plus facilement. Ainsi, si un individu A a ajouté un individu B à ses cercles, Google permet alors à A d’écrire un mail à B, alors même que A ne dispose pas de l’adresse mail de B.

Certaines limites

La méthode comporte néanmoins des limites. A ne peut écrire qu’un seul mail à B avant que celui-ci ne prenne une décision. Cette décision peut être de répondre à A, ce qui entraînera l’obtention par A du mail de B. Inversement, si B jette le premier mail de A en courrier indésirable, A ne pourra alors plus écrire à B. C’est en quelque sorte le même principe que la seconde boite de réception dénommée « autre », et placée à côté de l’originale sur Facebook.

Une adresse mail à paramétrer

Comme sur le premier réseau social au monde également, on peut paramétrer « l’ouverture » de son adresse mail. Il faut pour cela aller dans les paramètres généraux. À la question : « Qui peut vous envoyer des e-mails via votre profil Google+ ? », on découvre quatre possibilités : « tout le monde sur Google+ » est évidemment le paramètre par défaut. Mais il peut être modifié en « cercles étendus », « cercles » et « personne ».

A qui profite ce changement?

« Avez-vous déjà commencé à rédiger un email à quelqu’un avant de vous rendre compte à mi-chemin que vous n’aviez pas échangé vos adresses mails ? » Ainsi Gmail entamait sur son blog sa communication autour de la nouveauté. Un argument principal recevable. Mais ne serait-ce pas là un moyen de créer du passage sur un Google +? Un réseau social, qui a beau clamé récemment qu’il réunissait désormais 540 millions d’utilisateurs, peine encore à séduire. Reste que l’innovation en question ouvre une boîte de Pandore… aux spams. Un pas de plus en défaveur de la protection de la vie privée.