LULU : l’application 100% girly 100% sexiste

Lulu  ou "Quand Sex & the city rencontre Facebook" Cosmoplitan. cdts: capture d'ecran site lulu

Lulu ou « Quand Sex & the city rencontre Facebook » Cosmoplitan. (crédits: capture d’écran site lulu)

Grâce à LULU, une femme peut désormais se renseigner facilement sur l’homme qu’elle s’apprête à rencontrer si celui-ci a été noté par une ou plusieurs de ses ex (sens de l’humour, performances sexuelles…). Un nouveau joujou osé qui se positionne aux limites de la diffamation.

« Quand vous tapez le nom d’un mec sur Google, ça ne vous intéresse pas de savoir pour qui il a voté ou quels articles il a écrit quand il était au lycée. Vous voulez juste savoir si les mères l’apprécient ou s’il est attentionné », précise la fondatrice du site, Alexandra Chong.

Et pourquoi pas « changer les hommes » grâce à une application ? Son compagnon le confirme Lulu rend meilleur… »Être noté ainsi vous incite à être meilleur et traiter les femmes comme elles devraient l’être. Comme des anges ». Mouai…

Un jeu dangereux

Même si le mec d’Alexandra Chong semble persuadé du bienfait de l’application il n’en est certainement pas le cas de tous puisque tout ce qui est publié est entièrement subjectif, peut être diffamatoire et ne permet aucun droit de réponse à la personne humiliée.

Lulu ne fonctionne que via Facebook : les utilisatrices téléchargent sur l’application la photo de profil de l’homme en question et le notent sur plusieurs critères. Puis, il s’agit de catégoriser la relation passée : un coup de coeur, un coup d’un soir, une longue histoire… Et, ensuite, grâce à des quizz à réponses multiples la femme peut laisser libre cours à ses désirs : vengeance post rupture ou pour de rares cas éloges nostalgiques et déclarations enflammées.

Tout ce qui est publié est anonyme, autant dire que cette protection encourage les comportements diffamatoires. Surtout quand on sait que l’application a été crée par deux américaines suite au premier rendez-vous de l’une d’entre elle qui s’est révélé catastrophique. Le danger se retrouve donc dans le succès même que pourrait atteindre une telle application car toutes les femmes peuvent avoir recours à un tel site à certains moments de leur vie et donc tomber dans l’engrenage.

Une application qui marche du tonnerre

Si cela inquiète c’est aussi que l’impact des publications sur ces « victimes » masculines peut être sévère psychologiquement surtout si les identités sont révélées.

Même si d’autres au contraire se réjouissent de l’effet de Lulu et préfèrent avoir une mauvaise publicité plutôt que de ne pas en avoir du tout. Récemment, une pétition a réuni 500 000 signatures d’hommes souhaitant avoir leur profil sur le site, chose surprenante.

L’application connaît déjà un franc succès aux Etats Unis et au Brésil : Lulu a déjà engrangé près de 2,5 millions de dollars en investissements. Avec plus d’un million d’utilisatrices elle promet de se développer dans un avenir proche et peut être va t’elle débarquer sur le sol européen et pourquoi pas chez nous. Gare à vous messieurs !