Les drag queens gagnent leur combat contre Facebook

Jusqu’à présent, les profils crées sur le réseau social se devaient d’être « vrais » en se basant sur l’identité réelle de l’utilisateur. Après avoir lancé une énième pétition en ligne, la communauté drag queens a obtenu du géant américain Facebook une réforme de sa politique contre le pseudonymat.

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Crédit photo : pétition en ligne

 

Les mobilisations ont enfin porté leurs fruits. En les contraignant à faire usage de leur identité légale, le réseau social suspendait encore tout récemment les comptes d’utilisateurs adoptant un nom d’emprunt afin de lutter contre l’usurpation d’identité. En effet, toute personne faisant l’objet d’un signalement est soumise à plusieurs contrôles de la part de Facebook visant à vérifier la conformité de l’identité de l’internaute.

De nombreuses communautés se considérant marginalisées telles que les victimes d’abus, les personnes issues du milieu LGBT (Lesbien Gay Bisexuel Transgenre) ou membres des minorités ethniques aux noms à plusieurs composantes se voyaient restreints l’utilisation de la plateforme sociale dû à la politique du vrai nom. « Les noms de scène font partie de notre identité et de la manière dont nous interagissons avec nos pairs et notre public. Bien que ces noms n’apparaissent pas « sur les papiers », ils forment notre identité, à la fois personnelle et publique » confie Olivia LaGarce, auteure de l’ultime pétition.

Le site de Mark Zuckerberg assouplit ses règles et cède ainsi à la pression menée depuis des années par ces minorités en appliquant deux modifications. Désormais, les signalements de comptes dont sont souvent victimes ces minorités doivent faire l’objet de vérifications plus avancées. Par conséquent, l’auteur d’un report doit fournir davantage d’informations sur le contexte du report et ses raisons :

« – Ce profil ne représente pas une personne réelle.
– Cette personne utilise mon nom ou mes photos, ou celle d’une autre personne.
– Cette personne utilise un nom qu’elle n’utilise pas dans la vraie vie. »
« Aidez-nous à comprendre le problème. Ajoutez ici des informations additionnelles. »

Autre changement, l’adoption d’un pseudonyme est autorisée lorsque celui-ci est notifié « sous circonstances spéciales » :

Facebook 2

« – Victime d’abus, traque, harcèlement
– Lesbien, gay, bisexuel, transgenre ou queer
– Minorité ethnique
– Autre »

Rappelons que la question de l’authenticité du profil est au cœur de la philosophie du réseau social crée dans le but de « partager et rester en contact avec votre entourage » (Source : Facebook). Des informations comme le prénom, le nom de famille, la date de naissance ou le sexe sont nécessaires à la création d’un profil, mais pas n’importe lequel, bien le vôtre. Ouvrez-vous à Facebook, Facebook s’ouvrira à vous. Ou vous ouvrira aux yeux du monde. A vous de juger.