Stylograph: l’outil qui réconcilie le papier et le numérique

©Orée

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Proposé par Orée, une start-up du sud ouest de la France, le stylograph permet de prendre des notes sur une feuille papier et de les retrouver sur son smartphone. L’écriture manuscrite fait de la résistance, mais s’adapte au numérique. 

Journal ou internet, livre ou tablette liseuse, stylo ou clavier d’ordinateur. La frontière entre supports papier et numériques est bien réelle. Avec son stylograph, Orée la rend plus étroite. Le principe est simple: prendre des notes sur papier qui sont automatiquement retranscrites en format numérique. Le produit, lui, est un peu plus technique.

Le stylograph, au design original, intègre beaucoup d’électronique. A l’intérieur de ce stylo en cuivre de 52 grammes: un processeur, de la mémoire, ou encore un module de communication bluetooth.  Un gyroscope (capteur de position angulaire), un accéléromètre, et une caméra permettent d’enregistrer les mots ou dessins, le tout sur un support dédié.

Ce support, c’est un carnet spécial qui comprend une trame invisible. Des lignes micro-imprimées, c’est à dire invisibles à l’œil nu, servent de point de repère à la caméra du stylo. Au final, tout ce qui est écrit sur papier apparaît simultanément à l’écran d’un smartphone ou d’une tablette. Autre option possible: stocker les notes sur le stylo pour les envoyer plus tard, sous forme de fichier image ou de PDF, par exemple. Une fonction permet même d’importer du texte manuscrit dans un logiciel de traitement de texte. Et pas d’inquiétude pour le stockage, la mémoire peut accueillir l’équivalent de 2000 pages manuscrites. « Lors d’une réunion ou d’une session de brainstorming, il est facile de partager ses notes sous forme de PDF ou d’image », résume Julien Salanave, fondateur d’Orée.

Voici la vidéo de présentation du produit, présente sur le site internet d’Orée.

 

« Créer des ponts entre les usages naturels, sans technologie, et le numérique. »

Avec ce produit, l’entreprise compte séduire son public de « Geeks », mais pas que. « L’expérience de contact du stylo et du papier restent fondamentale pour de nombreux utilisateurs », explique Julien Salanave. « Cette ergonomie-là va rester. Ce que l’on veut, c’est créer des ponts entre les usages naturels, sans technologie, et le numérique. » Une ligne directrice, et différents produits pour une entreprise qui se considère comme une marque, « pas comme un concept monoproduit ». Orée n’en est pas à sa première innovation. Depuis 2012, l’entreprise a déjà travaillé sur le design des accessoires high-tech pour mieux les intégrer à notre quotidien. La start-up a developpé des claviers, chargeurs, ou encore pavés tactiles sans fil et en bois.

Mais Orée n’est pas seule à travailler sur cette idée. En octobre dernier, ISKN, une start-up grenobloise, a lancé la dernière version de sa « slate » pour réunir « le plaisir du papier et la puissance du numérique ».  Le principe: une ardoise (la slate) sur laquelle on pose n’importe quel papier au format A5, utilisable avec n’importe quel stylo ou feutre sur lequel il suffit de fixer une bague (« The ring »).

A l’heure ou l’écriture « à l’ancienne » est devenue rare, ces innovations pourraient séduire quelques sceptiques. Mais elles ont un prix: pour le stylographe et le carnet d’Orée, il faudra compter au minimum 400 euros.