Le Web plus écolo

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Il peut être difficile de s’imaginer qu’utiliser des sites web a un impact sur l’environnement. Pourtant, selon une étude de Web Energy Archive, les 100 sites français les plus visités produisent une consommation annuelle totale de 8,3 GWh. Ce qui équivaut à

la consommation d’énergie de 3 077 foyers. À l’heure où le développement durable prend une place toujours plus importante dans les esprits, comment peut-on agir pour la planète dans notre consommation des sites web ?

Les utilisateurs et les programmeurs peuvent user de bons gestes afin de réduire la consommation d’énergie des sites web. Côté utilisateurs, fermer les onglets de navigation, ne pas naviguer depuis un téléviseur, limiter le recours aux animations Flash ou encore éviter d’utiliser un moteur de recherche pour accéder à un site sont tant de moyens permettant de limiter le gaspillage énergétique comme le rappelle Olivier Philippot co-fondateurs du Green Code Lab.
En ce qui concerne la programmation des sites, les efforts à fournir sont plutôt du côté des sites dynamiques qui consomment davantage que les sites statiques. Les sites dynamiques ont souvent recours à des animations qui gaspillent de l’énergie et alourdissent le chargement des pages web. Le choix des couleurs a aussi son importance. Un site basé sur du blanc consomme moins qu’un site qui privilégie le noir. Quant aux langages informatiques, les langages serveurs tels que php, asp ou jsp ne sont pas considérés comme étant très « verts ». Le code html lui, serait à privilégier. Il est également possible de réduire l’empreinte carbone de son site en réduisant la distance entre les visiteurs du site et son hébergeur. Ainsi, si un site web ne s’adresse qu’à des utilisateurs qui sont en France, inutile de l’héberger sur un serveur étranger. Il existe également des hébergeurs favorisant l’énergie verte. Ceux-ci ont recours à des énergies renouvelables et non au charbon qui lui est polluant.

Toutefois, certains sites ne peuvent pas revoir leur programmation de manière significative. Notamment, les sites dépendant de la publicité qui est la cause principale de leur forte consommation d’énergie. Mais des opérateurs comme Action Carbone par exemple, qui agit contre le changement climatique, donnent la possibilité d’acheter des crédits CO².

Désormais il est possible d’évaluer la consommation en énergie d’un site web. Grâce à une initiative de Web Energy Archive, il existe un barème de notation environnementale des sites web. Dans leurs top 10, on découvre que le site web de la Caisse d’épargne obtient un A, la meilleure note parmi les sites qui consomment le moins d’énergie. A l’inverse le site Paris-turf.com obtient un G, soit la plus mauvaise note parmi les sites qui consomment le plus d’énergie.