Facebook, terrain de jeux dangereux

Screenshot – Facebook

Le dernier jeu à la mode est originaire de Metz et porte un nom plutôt explicite : « Marave challenge ». Le principe : frapper collectivement des lycéens au hasard, contre la modeste somme de 10 euros. Selon France Info, ce sont parfois 25 personnes qui s’acharnent sur une victime.

C’est sur Facebook que l’idée a pris forme, avec la création du groupe « Marave Metz (duels) » : jusqu’à sa suppression récente, il comptait 60 membres et servait à recenser les bagarres organisées dans la ville. Et ce n’est pas la première fois que le réseau social devient le terrain de pratiques douteuses, voire dangereuses : en 2014, le « Neknomination » consistait à boire des verres d’alcool cul sec face à son écran avant de partager la vidéo sur Facebook et de nominer ses amis. Plus récemment, le Blue Whale Challenge en Russie menait les adolescents au suicide avec une série de défis dont l’aboutissement était la mort. Depuis, Instagram génère un message d’alerte à la reconnaissance de mots-clés propres au jeu, tandis que Facebook a renforcé sa prévention contre le suicide. D’après Le Monde, ce système s’active lorsqu’un ami de la personne concernée signale un comportement suicidaire sur une publication.

Le réseau de Mark Zuckerberg comptant 2 milliards d’utilisateurs, la modération est aléatoire, et comme sur tout espace, certaines pratiques y sont détournées de leur usage original. On peut ainsi assimiler ces défis dangereux à des contenus habituellement observables sur le dark web, à la différence près que Facebook est accessible à tous, exposant ainsi tout type de personnes à ces challenges.

2 réflexions au sujet de « Facebook, terrain de jeux dangereux »

  1. J’ai découvert cette pratique à la télé il y a quelques jours, en étant bien entendu navré. Évidemment, ce « challenge » (si on peut l’appeler comme ça) se développe sur Facebook et le réseau social se doit de réagir, mais a-t-il une réelle responsabilité dans le développement de ces pratiques violentes ? Il me semble qu’ici, Facebook n’est qu’un support, détourné à des fins stupides et dangereuses. Selon moi, le problème est humain, et il sera très difficile à l’avenir, quelque soit le réseau social, d’endiguer ce type de « challenges »…

    • Oui Facebook est avant tout un support et ne couvre pas la bêtise humaine, mais on peut voir que son usage initial (partager du contenu avec ses amis) est détourné, pour réunir des inconnus derrière une motivation malsaine et violente. Malheureusement il ne s’agit pas de la première fois que des groupes illégaux et allant à l’encontre de la sécurité et de la vie privée des gens se créent sur Facebook. On peut par exemple se rappeler il y a quelques mois du groupe « Babylone 2.0 » (ensuite devenu « Partage ta pêche perso ») dans lequel des hommes étalaient des photos de leurs conquêtes nues prises à leur insu et sans leur consentement. Si « Marave challenge Metz » ne comptait qu’une soixantaine de membres, il n’en a pas été de même pour « Babylone 2.0 » qui enregistrait 52 000 membres et qui a donc pu vivre un petit bout de temps avant d’être supprimé.

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