L’auto-hébergement et le Cloud

Bugaj Lucile – Clauzade Léo – Holdrinet Lydie

Cloud et autohébergement

Le Cloud

Définition : abrégé de « Cloud Computing » = nuage en français. Désigne un « ensemble de processus qui consiste à utiliser la puissance de calcul et/ou de stockage de serveurs informatiques (les serveurs informatiques étant par exemple le partage de fichiers, la sauvegarde de données, les courriers éléctroniques, etc.) distant à travers un réseau, principalement internet. » Wikipédia.1

D’après le « National Institue of Standards and Technology » le Cloud pourrait être définie comme un « accès via un réseau de télécommunication, à la demande et en libre-service de ces ressources informatiques partagées configurables. C’est une délocalisation de l’infrastructure informatique. »

Histoire :

On peut voir un ancêtre du Cloud apparaître dans les années 1950 lorsque les utilisateurs accédaient depuis leurs terminaux à des applications fonctionnant sur des systèmes centraux (mainframes), qui correspondaient en fait aux serveurs du Cloud.

De plus, les architectes de réseaux (ceux qui conçoivent les réseaux intra – et inter-entreprises) schématisaient l’Internet par un nuage dans leur croquis et parlait de « the cloud », ce qui signifiait à peu de chose près l’Internet.

Enfin, au début des années 2000 sont apparu les hébergeurs Web capable d’héberger des applications dans leurs locaux informatiques avec l’apparition des premières applications Web 2.0 qui ont été déployées en « cloud computing » comme par exemple le courrier électronique, les outils collaboratif (avec le plus célèbre, Wikipédia), les environnements de développement etc.

Qu’est-ce que le Cloud, en plus concret ?

En réalité, même si bon nombre de personnes ne le savent pas, le grand public utilise déjà et depuis longtemps de Cloud : quand on utilise sa boîte mail, on utilise du Cloud : partage de fichiers, sauvegarde de données. Le Cloud s’est en fait accéder à des ressources informatiques – comme les mails), qui sont quelque part (sur la boîte mail) à travers Internet, peu importe où nous nous trouvons et avec n’importe quel appareil : portable, tablette, ordinateur…

Quelles sont les caractéristiques du Cloud ?

Les caractéristiques essentielles d’un nuage sont la disponibilité mondiale en libre-service, l’élasticité, l’ouverture, la mutualisation et le paiement à l’usage :

  • ressources en libre-service : et adaptation automatique à la demande. La capacité de stockage et la puissance de calcul sont adaptées automatiquement au besoin d’un consommateur. Ce qui contraste avec la technique classique des hébergeurs où le consommateur doit faire une demande écrite à son fournisseur en vue d’obtenir une augmentation de la capacité – demande dont la prise en compte nécessite évidemment un certain temps. En cloud computing la demande est automatique et la réponse est immédiate.
  • ouverture : les services de cloud computing sont mis à disposition sur l’Internet, et utilisent des techniques standardisées qui permettent de s’en servir aussi bien avec un ordinateur qu’un téléphone ou une tablette.
  • mutualisation : elle permet de combiner des ressources hétérogènes (matériel, logiciel, trafic réseau) en vue de servir plusieurs consommateurs à qui les ressources sont automatiquement attribuées5. La mutualisation améliore l’évolutivité et l’élasticité et permet d’adapter automatiquement les ressources aux variations de la demande.
  • paiement à l’usage : la quantité de service consommée dans le cloud est mesurée, à des fins de contrôle, d’adaptation des moyens techniques et de facturation.
  • En exemple pour mieux comprendre :

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Le Cloud D’orange.

Orange propose le « Cloud d’Orange » avec notamment :

– Du stockage et du partage en ligne pour stocker nos données, documents, photos et fichiers multimédias

– Nos contenus sur tous nos écrans

– De mettre nos données à l’abris avec un espace de stockage privé.

– Notre vie « digitale » : la page d’accueil commune du Cloud d’orange et de votre messagerie rassemble au même endroit les derniers événements de notre vie digitale.

– Accéder à l’application iOS. Depuis notre mobile/tablette on peut prendre des photos, des vidéos et les sauvegarder automatique.

– Accéder à l’application Android.

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Il existe notamment « Orange Cloud for Business » qui est la filiale d’Orange Business Services dédiée aux infrastructures cloud computing pour les entreprises. Elle regroupe les activités de cloud computing, d’hébergement (classique ou cloud), et de stockage dans le cloud. Créée dans l’été 2013, elle regroupe toutes les entités d’Orange Business Services qui étaient dédiées aux activités d’infrastructure cloud : cloud public, cloud privé, cloud hybride et aussi toutes les activités liées aux postes de travail et leur virtualisation au sein de la filiale Neocles.

L’auto-hébergement

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Définition :

L’auto-hébergement est une pratique consistant à héberger ses services Internet personnels sur ses propres machines. Il s’oppose à l’utilisation de services d’hébergements chez un prestataire (comme on a pu le voir avec One Drive ou le Cloud d’Orange).

Souvent pratiqué par les entreprises, l’auto-hébergement intéresse également les particuliers pour diverses raisons. Il permet notamment d’avoir le contrôle et la responsabilité de ses propres données.

L’auto-hébergement sur Internet, c’est fournir soi-même des services qu’on utilise. Plutôt que d’utiliser les services d’Orange, de Google, de Microsoft, de Yahoo!, c’est donc :

  • avoir son site Web personnel sur son propre ordinateur ;

  • être son propre fournisseur de messagerie, de messagerie instantanée…

Pour cela, L’auto-hébergement nécessite :

  • un accès à Internet dépourvu de certaines restrictions techniques ou contractuelles, telles que les NAT de grande échelle ou les blocages de ports ;

  • un ordinateur allumé en permanence, configuré pour fournir des services.

Histoire

L’avènement des connexions à Internet par ADSL, dont les forfaits n’incluent généralement pas de facturation au temps de connexion, a rendu accessible l’auto-hébergement aux particuliers.

L’auto-hébergement reste très peu connu du grand public et l’on peut souvent voir sur les sites Internet que l’auto-hébergement serait réservé aux Geeks et aux informaticiens, même si on tente désormais de l’expliquer aux personnes comme nous.

Exemples de sites d’auto hébergement :

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Comme site d’auto hébergement, on peut trouver Younohost, un site All In One (qui comprend un hébergement web, mail, photo, bref tous les composants nécessaire au bon fonctionnement du web peuvent être hébergé sur votre machine. En plus de cela cet All In One vous permet d’être tenu au courant des mises à jours et autres fonctions utiles.

Nous allons donc nous concentrer d’abord sur le « Cloud » avant de vous parler des sites d’auto hébergement dans une troisième partie.

Le Cloud

Nous découperons cette explication en trois sous parties que nous aborderons, l’utilisation, la sécurité et l’accessibilité.

Utilisation

Le cloud est facile d’utilisation et ne requiert pas de connaissance particulière en informatique.

Toutes les personnes sachant se servir d’Internet sont en mesure de pouvoir utiliser le cloud. Il suffit d’entrer une adresse http dans un navigateur (ou le nom d’un prestataire, que ce soit Orange ou One drive par exemple sur un moteur de recherche) pour arriver sur une page d’accueil commune aux personnes inscrites, qui ont ensuite à rentrer leurs identifiant et mot de passe pour accéder à leurs données, mais aussi à celles qui désirent le faire.

L’avantage du Cloud est de ne pas avoir un espace de stockage sur son appareil, ou de libérer de l’espace dessus. Il convient d’y stocker des données personnelles, comme des photos de famille, des vidéos de vacances, des dossiers, des cours… mais rien de confidentiel.

Sécurité

Au point de vue de la sécurité du Cloud, le piratage des données est possible, mais aussi, les utilisateurs courent le risque que leurs données soient revendues par les prestataires à des fins commerciales. Pour assurer aux usagers la protection de leurs données, l’ANSSI a proposé un référentiel d’exigence sur les intentions des prestataires. Pour ceux répondant aux critères de fiabilité et d’honnêteté, le label « Secure Cloud » leur est accordé.

En revanche, contrairement à l’auto-hébergement, il y a peu de chance de perte des données car cette responsabilité est confiée aux entreprises et aussi, parce que le cloud n’a pas de matérialisation des données (le boitier de l’auto-hébergement).

Mais en passant par l’intermédiaire d’une entreprises, les usagers n’ont pas connaissance du lieu de stockage de leurs données (qui peuvent être dispersées un peu partout sur la planète). De la volonté de vouloir garder les données sur le territoire français, le gouvernement finance désormais deux entreprises, qui sont Cloudwatt et Numegy, pour proposer un service à la française. Derrière cette idée de sauvegarde des données françaises entre les frontières, nous supposons tout de même l’envie de faire concurrence aux géants américains dans le domaines qui sont IBM, Google et Amazon.

Accessibilité

Le cloud est accessible à tous, de par sa facilité d’utilisation mais aussi son coût. Il est aisé de trouver des services de stockage de données gratuits. La seule condition nécessaire, d’un point de vue technique, est la nécessité d’une connexion internet. Alors dans un pays comme le nôtre, nous le percevons comme un avantage car avec la téléphonie, Internet est partout, mais en réalité, Internet ne couvre pas le monde entier et certains pays n’y ont pas encore accès ou partiellement. Enfin, le dernier avantage est la mobilité entre les appareils. En plus de n’avoir qu’une adresse http à taper pour retrouver nos données, certains prestataires comme Onedrive ou Orange ont créé des applications permettant d’y d’accéder plus facilement que ce soit sur une tablette ou un smartphone.

Le cloud représente donc une partie des besoins, mais l’auto-hébergement lui aussi séduit de plus en plus de monde et fait des adeptes. Nous allons donc comparer sur les mêmes critères ce deuxième service.

Auto hébergement :

Essayons alors de comprendre qu’elles sont les avantages de ce système ou tout du moins ses différences avec un système comme le Cloud que nous avons vue plus haut.

Utilisation :

Alors que l’on reproche à la CIA de fouiller dans nos données personnelles, l’auto hébergement est un bon moyen pour sécuriser vos données sensible, photocopie de carte d’identité, de passeport ou de VISA, tous vos documents personnelles peuvent se cacher sur ce type de serveur.

Néanmoins un serveur auto hébergé ne sert pas, ou est beaucoup moins utile, pour stocker des photos de vos vacances ou des vidéos de chats.

Il faut donc identifier vos besoins, vos attentes, et le niveau de sécurité souhaité pour savoir l’hébergement qui vous convient le mieux. Si vous cherchez le contrôle des donnés, la discrétion et la sécurité alors l’auto hébergement est certainement la meilleur des solutions.

Sécurité :

L’auto hébergement permet de travailler au niveau de la sécurité de vos données, en effet quand vous stockez vos photos sur un site comme Dropbox sont à dispositions des sites ou elles sont stockées. Ainsi si vous cherchez de la discrétion ou la gestion de vos données personnelles, l’auto hébergement est la plus simple des solutions.

En plus de cela, vous pourrez ainsi éviter le plus gros problème à l’origine de grand nombre de hacking, à savoir le fait que les pirates savent ou vous trouver. Avec la solution de l’auto hébergement vous pourrez cacher ainsi plus facilement l’adresse de connexion.

Néanmoins il faut se rendre compte que stocker des donnés sur un serveur d’auto hébergement peut comporter des risques, en effet, si l’on perd le matériel (incendie, vol, fin du monde…) on perd aussi le contenu de tous ce que l’on héberge.

Accessibilité :

Mais qu’elles sont les outils nécessaires à la création d’un espace d’auto hébergement ? Si vous ne voulez pas engouffrer des milliers d’euro dans un équipement dernier crie ? Heureusement, car un simple ordinateur suffit pour créer un serveur d’auto hébergement. Bon après il est vrai que les connaissances techniques peuvent en détourner plus d’un.

En effet de prime abord configurer une partition linux et installer les logiciels peut être compliqué, mais vous vous rendrez très vite compte qu’il existe sur le net bon nombre du tutoriel qui vous explique pas après pas comment procéder.

Au final c’est un procédé plutôt simple que d’installer chez soi un serveur et pour les plus fébriles, on trouve même des objets spéciaux dédié à cela, les NAS. Ainsi pas besoin d’avoir un master en informatique et langage informatique pour configurer votre hébergement.

Conclusion

Les deux systèmes peuvent avoir leurs utilités, leurs utilisateurs sont variés et les fonctions bien différentes. Plus que deux services concurrent il s’agit de service complémentaire et dont l’utilisation peut très bien se faire de manière simultané.

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