Le transhumanisme : avenir souhaitable ou réelle régression ?

Terminator

Le transhumanisme est déjà entré dans notre vie quotidienne. La question est désormais de savoir si son expansion au niveau sociétal est souhaitable ou non.

Dossier réalisé par :  Maëlys Vésir, Mégane Chiecchi, Dakota Gizard et Chloé Monge-Cadet


 

Diaporama

Synthèse

Théorisé dans les années 1980 en Californie, le transhumanisme est un mouvement intellectuel qui prône l’amélioration des conditions physiques et mentales de l’Homme grâce aux NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et Sciences Cognitives). A sa tête, le chercheur américain Ray Kurzweil, qui a prédit que d’ici à 2045, l’intelligence des ordinateurs aura dépassé celle des humains.

Les avancées technologiques actuelles montrent que le transhumanisme est déjà ancré dans la vie quotidienne des hommes (smartphones, GPS, email). Dans le domaine médical, il existe, par exemple, le diagnostic prénatal (DPN) et le diagnostic préimplantatoire (DPI), qui permettent de savoir si le fœtus est mal formé lorsqu’il y a des risques de transmission de pathologies héréditaires. Les exosquelettes, structures robotiques pour améliorer les capacités physiques de l’Homme sont utilisés notamment par les soldats américains. Car, au fil du temps, l’objectif premier du mouvement transhumaniste a muté. Alors qu’au départ il visait à « réduire les inégalités, améliorer les conditions de vie, lutter contre la malnutrition, la maladie, le handicap et la vieillesse », le but est aujourd’hui de créer un véritable sur-homme qui n’aurait plus besoin de répondre à ses besoins primaires (manger, boire, dormir, se soigner…). Ce qui est recherché, c’est la performance coûte que coûte, renfermant ainsi l’homme à sa seule fonction d’utilité.

Le transhumanisme reste néanmoins difficilement critiquable, les personnes s’y opposant étant considérés comme des « néo-conservateurs ». Un fait qui montre que du tabou moral (très ancré dans le catholicisme) au totalitarisme, il n’y a qu’un pas. D’autant que pour profiter des progrès transhumanistes, il faut y mettre le prix. Comptez 160 000 euros pour un cœur artificiel. Le risque est alors de voir apparaître un monde à deux vitesses, avec d’un côté les transhumanistes et de l’autre, ceux qui veulent ou ne peuvent pas, faute de moyens, le devenir. Fatalement, les hommes normaux seront conduits à terme à s’y soumettre pour survivre.


Le mouvement transhumaniste a aujourd’hui un poids d’autant plus important que son investisseur principal n’est autre que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les cinq plus grandes sociétés numériques du monde qui financent les recherches. Et, Google est de loin la plus implique, avec sa filiale Calico (California Life Company), fondée en 2013. Viennent ensuite certains États comme le Japon, l’armée américaine, et de nombreuses associations. Le mouvement transhumaniste est ainsi clairement dépendant de ces sociétés, qui alimentent la recherche et s’octroient des monopoles sur les besoins de demain. Ce qui pose aussi problème, ce sont ces milliards de dollars dépensés pour un objectif qui ne sera peut-être jamais atteint alors que cet argent pourrait être destiné à des problèmes concrets comme la faim dans le monde. Pourtant, sous bien des aspects, le transhumanisme prête encore à sourire. Dmitry Iitskov, un chercheur russe, affirme par exemple que d’ici à 2045, il sera possible mettre sa conscience dans un robot, et ainsi voyager sur d’autres planètes…

Sources et ressources complémentaires

Web

Sites de medias

Articles de l’Obs

Articles du Monde

Article de l’Express

Article du Daily Mail

Reportage Arte

Revues scientifiques et sites d’organisme de recherches scientifiques

Article de Psychologies

Article de Sociologies Revues

Article du Credoc

Article du Cairn

Vidéos Youtube

Sites consacrés au transumanisme

Divers

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