Protection des données : Le règlement européen, un enjeu pour les courtiers

La chambre syndicale des courtiers d’assurances (CSCA) Méditerranée a rassemblé, le 05 octobre dernier, plus de 70 courtiers à Aix en Provence, pour évoquer le règlement général sur la protection des données à caractère personnel (RGPD). Cette dernière doit entrer en vigueur en mai 2018. Une opportunité, pour les intermédiaires, de se positionner en conseillers des entreprises.

Animé par la French Tech, l’événement organisé par la CSCA Méditerranée à Aix en Provence en octobre dernier, a réuni 70 courtiers désireux d’aborder la question du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) auquel ils n’échapperont pas en tant qu’entrepreneur indépendant, mais sur lequel ils ont aussi un devoir de conseil à jouer. « C’est pour mai 2018 et toutes les professions en rapport avec la gestion de données doivent se préparer », déclarait Jean Pierre Gasnier à l’auditoire. Pour cet expert, RGPD représente une opportunité en cela que le règlement améliore un cadre juridique déjà existant (ndlr : la loi Informatique et liberté de 1978).

Les cabinets de courtage en lice pour diffuser les produits de cyber assurance

« Les cabinets de courtage sont concernés, bien sûr, mais également la grande majorité des prospects, des clients, des fournisseurs : c’est un sujet de société … », poursuit Kevin Polizzi,  dirigeant-fondateur de Jaguar Networks, une entreprise IT. Tous les assureurs proposent, en ce sens, leur solution d’assurance cyber ( Axa, Generali, le Lloyd’s ou encore MMA Entreprise étaient présents lors de la manifestation pour exposer leurs offres) avec un montant des capacités libérées estimé à 400 M€ sur le marché français, et les courtiers seront, à ce titre, un maillon clé de leur diffusion. Il leur faut être pro-actifs vis-à-vis de leur portefeuille entreprise.

« La cybercriminalité fait partie de la vie de l’entreprise et c’est devenu une obligation de conseil que d’en parler avec nos clients professionnels », insistait Didier Boranian, président de la CSCA Méditerranée qui totalise 185 adhérents courtiers. Pour lui, il s’agit évidemment de transformer une contrainte en opportunité de développement à l’heure où les demandes de couverture vont s’accélérer en anticipation de RGPD.

Pour rappel, les entreprises seront légalement contraintes de veiller à ce que les données personnelles stockées dans leurs systèmes soient à tout moment et en tout lieu sécurisées contre les risques de pertes, de vol, de divulgation ou contre toute autre compromission. Si malgré tout, elles étaient piratées, elles devraient le notifier dans les plus brefs délais à la CNIL et informer les personnes concernées.

Même mort, facebook pense à toi. Il propose son cimetière virtuel

Source photo: Playtech

Même si quiter la vie est un sujet délicat, vous pouvez choisir ce qui arrive à votre compte Facebook après votre décès, au lieu de le laisser au hasard. Pour la plupart des utilisateurs, le profil Facebook peut être très important, et après tout, vous pouvez choisir si votre activité Facebook entière sera votre héritage en ligne pour toujours ou disparaîtra dans l’éther. Le grand réseau social nous donne plus d’options à cet égard. 

 

Facebook sera-t-il un cimetière virtuel? Cela affecte-t-il la vie privée?

Source: Playtech

Le plus grand réseau social du monde, Facebook, deviendra le plus grand cimetière virtuel d’ici 2098, selon un statisticien, de sorte qu’il y aura plus de comptes mortels que de comptes réels pour l’année. « Facebook refuse de supprimer automatiquement les comptes des personnes décédées, ce qui signifie que les utilisateurs seront moins nombreux que morts jusqu’à la fin du siècle. Lorsque Facebook a la confirmation qu’un utilisateur est décédé, il transforme son compte en une sorte de mémorial. Le seul moyen de supprimer un profil consiste à y insérer des données d’authentification. (Source: Digital Beyond, Go4it).

ll n’y a pas longtemps, Facebook a annoncé que les utilisateurs peuvent désigner un «contact hérité» au cours de leur vie pour poster un dernier message sur leur compte si quelque chose d’inattendue leur arrive. Compte Facebook après votre mort – un mémorial pour toujours Vous pouvez transformer votre page Facebook en un mémorial qui peut être utilisé par des amis pour poster des souvenirs avec vous ou pour donner quelques pensées à votre famille.

Source pgoto: 20minutes.fr

La page de profil Facebook d’une personne peut fournir plus d’informations que nous pourrions obtenir, même après sa mort. Nous avons la possibilité d’accéder à la section « À propos de moi », où l’on trouve des informations sur la vie personnelle de l’utilisateur: où il a vécu, où il a travaillé, où il a étudié, quand il est né, qui sont des membres de la famille, les clubs qu’il fréquentait quand il était vivant, les amis qu’il rencontrait le plus souvent, où il voyageait. Toutes ces informations sur cette personne restent publiques, pour ses amis, ou peut-être même pour des étrangers, et l’identité de la personne n’est pas protégée par facebook, même si le réseau social ne permet à personne de poster en son nom.

 

Compte Facebook après votre mort – un mémorial pour toujours

Source photo: Capture Facebook

Vous pouvez transformer votre page Facebook en un mémorial qui peut être utilisé par des amis pour poster des souvenirs avec vous ou pour donner quelques pensées à votre famille. Le même geste, cependant, implique de définir un administrateur pour votre page post-mortem, et cette personne doit être choisi au cours de sa vie. Une fois que vous avez personnalisé cette option et ne sont plus, beaucoup de choses plus importantes vont se passer.

À côté du nom de votre profil sera attaché en permanence le mot Rappelant – <<Nous nous souvenons …>> Vos amis seront toujours en mesure de poster un nouveau contenu. Tout le contenu précédemment partagé restera en ligne et accessible aux amis.

Source photo: Capture Facebook

Tous les profils marqués d’un mémo après la mort ne seront plus ciblés avec lescréations, ils n’apparaîtront plus dans les notifications d’anniversaire ou dans les «Personnes que vous pourriez connaître». Votre compte Facebook être bloqué et personne ne pourra l’authentifier. Pour définir un contact hérité, facebook explique très bien à travers des articles comment faire ceci: accédez à la section Sécurité des paramètres, à partir de votre page Facebook. Une fois arrivé dans le coin supérieur droit de la page, lisez attentivement toutes les variantes mises à disposition par la société américaine. Choisissez le contact hérité et tapez le nom de l’individu. Pour un petit détail, vous pouvez toujours annuler cette décision, bien qu’il soit important de se rappeler que toutes ces fonctionnalités entreront en vigueur sur votre compte Facebok après votre mort.

Source photo: Capture Facebook

Pour que les informations sur nous restent dans la vie privée, il est important de prendre soin de ce que nous publions sur Facebook pendant que nous sommes en vie, ou il y a aussi la possibilité d’annoncer le réseau social que vous souhaitez supprimer votre compte. Sinon, il est possible que de précieuses informations vous concernant restent publiques pour les autres sans votre consentement.

Données de santé : une majorité de Français prête à les partager

Plus de huit Français sur dix sont favorables au partage des données de santé, révèle un sondage Odoxa pour le Healthcare Data Institute, dans son étude publiée en novembre dernier.

Les Français sont désormais largement convaincus du potentiel des données de santé, car ils ont compris que l’utilisation de ces données représente un enjeu à la fois individuel et collectif. Ils se disent aussi majoritairement prêts à les partager, révèlent les résultats d’un sondage Odoxa pour le Healthcare Data Institute (HDI, premier Think Tank international consacré au Big Data dans le domaine de la santé, dévoilés à l’occasion de la troisième édition du HDI Day le 16 novembre dernier.

Seulement pour de bonnes causes

Près de trois quarts des Français (72 %) estiment que les données de santé peuvent permettre de faire avancer la recherche médicale et d’améliorer la santé de tous, et plus de 80 % d’entre eux se déclarent favorables au partage de ces données pour de grandes causes.

En revanche, les sondés souhaitent que toutes les précautions soient prises pour protéger leurs données et s’assurer du bien-fondé de leur utilisation. Au-delà de l’anonymisation et de la sécurisation des données, les Français accepteraient de partager leurs données s’ils savent à quelles fins et par qui elles seront utilisées.

Pas de chèque en blanc

A cet égard, les Français montrent une attitude un peu ambivalente, sans doute liée à la fréquence des scandales de piratage de données, parfois extrêmement confidentielles, qui peuvent très bien concerner des données de santé. Ainsi, pour se prémunir contre ces cas de figure, une majorité de Français (65 %) fait confiance aux institutions françaises pour mettre en place les conditions nécessaires à leur protection mais seuls 10 % en sont persuadés. Si la défiance a disparu, la confiance reste donc à consolider.

« Cette étude vient confirmer notre intuition. Les Français ont compris que le partage de ces données est primordial, pour eux à titre individuel, comme pour la collectivité, c’est-à-dire pour nous tous ! La question est plutôt de savoir, pour que soit favorisé ce partage, quelles sont les solutions innovantes qui vont permettre d’assurer la sécurité des données, c’est–à-dire les intérêts individuels, et ce, sans freiner l’innovation pour le bien commun. C’est le défi actuel ! », commente Thomas London, Président du Healthcare Data Institute.

 

Protéger sa vie privée en 6 étapes

Déjà plus de 2,6 millions de vues sur YouTube pour la nouvelle campagne lancée par la MGEN et la CNIL avec le célèbre YouTuber Kevin Tran pour la protection de la vie privée, rapporte le site de l’institution qui se préoccupe de la protection des données personnelles.

La MGEN et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ont fait appel au célèbre Youtuber Kevin Tran, Alias le Rire Jaune, pour lancer une campagne de sensibilisation aux usages responsables d’Internet et à la protection des données. Lancée le 28 juin sur YouTube dernier, la vidéo est, rapporte le site de la CNIL, « un véritable succès » et enregistre aujourd’hui plus de 2,6 millions de vues sur le réseau social.

L’idée de cette collaboration avec Kevin Tran est née en juin 2017 à l’occasion de la remise des Trophées des Classes de la MGEN co-organisée avec la CNIL et le ministère de l’Education Nationale, dans le cadre de ProgEn Programme d’Education au Numérique initié il y a un an par Jean-Louis DAVET, Directeur Général MGEN. Le Youtuber aux 3,8 millions d’abonnés était l’invité de l’événement pour animer la cérémonie et récompenser les jeunes participants du programme.

Suite à l’engouement suscité par la présentation de Kevin Tran auprès des élèves, la MGEN et la CNIL ont décidé de confier au Youtuber la réalisation de leur nouvelle campagne de sensibilisation en direction des jeunes. Intitulée « Protéger sa vie privée en 6 étapes », la vidéo illustre de façon pertinente et décalée différents moyens de protéger ses données et sa vie privée sur Internet : créer des mots de passe solides, bien vérifier la confidentialité du contenu posté sur les réseaux, séparer les contenus professionnels des contenus plus personnels…

Les jeunes manquent de réflexes essentiels pour se protéger, et le Rire Jaune fait passer de façon simple et humoristique ces messages, essentiels à une utilisation d’Internet sans embûche. Cette action est soutenue par le collectif EDUCNUM. J’ai accepté d’aborder ce thème de la protection des données personnelles avec [La CNIL et la MGEN] car je sais qu’une partie de mon public est encore assez jeune et peut facilement être victime de personnes mal intentionnées sur la toile», déclare Kevin Tran.

Au travers de cette campagne qui vient couronner la première année du programme ProGen, la MGEN a exprimé sa volonté de faire de l’éducation à la protection des données un sujet fondamental :

La collaboration de la MGEN avec Kevin Tran illustre notre contribution à l’éducation et à la sensibilisation au numérique des enfants et adolescents. Notre engagement s’inscrit sur le long terme et nous lancerons prochainement bien d’autres initiatives en ce sens, vers des publics de plus en plus larges, notamment au niveau de l’ensemble du Groupe MGEN- Istya- Harmonie déclare Jean-Louis DAVET Directeur Général de la MGEN et prochain Directeur Général Délégué du Groupe mutualiste issu du rapprochement entre la MGEN et d’autres groupes mutualistes, parmi lesquels Istya et Harmonie Mutuelle.

Une bonne connaissance de la part de nos adhérents des outils numériques et de l’environnement connecté est une étape indispensable pour qu’ils puissent bénéficier des promesses de l’e-santé de manière consentie, dans le respect de règles éthiques fondamentales. Personnalisation des services et protection de la vie privée doivent se construire ensemble, et il est important d’impliquer les adhérents dans la définition d’un équilibre qui convienne à chacun, poursuit-il.

L’éducation au numérique constitue pour la CNIL une priorité stratégique. Aujourd’hui, il est primordial de détenir les clés de compréhension de l’univers numérique si l’on veut garder la main sur ses données et se comporter en citoyen numérique. Les jeunes sont particulièrement exposés dans ce monde numérique, c’est pourquoi, lorsque la MGEN, qui fait partie du collectif EDUCNUM [initié par la CNIL en mai 2013 et qui regroupe aujourd’hui 60 acteurs de l’éducation, de la recherche et de l’économie numérique], nous a proposé de travailler avec un Youtuber pour parler aux jeunes des usages responsables d’Internet, nous avons considéré que c’était là un excellent moyen de toucher notre cible ! Kevin a su trouver le ton juste et rendre la protection des données plus concrète, en s’appuyant sur des exemples de la vie de tous les jours, déclare Isabelle FALQUE-PIERROTIN, Présidente de la CNIL

 

 

Web 2.0 et les réseaux sociaux : les medias classiques résistent à la toile

La montée du numérique a considérablement transformé le travail des journalistes, professionnels de l’information. Aujourd’hui, avec l’émergence en force des réseaux sociaux et du web, devenus incontournables, ils tentent de s’adapter pour ne pas périr.

 Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ont apporté des mutations dans plusieurs secteurs de la vie humaine. Et le champ journalistique n’est pas épargné par lesdits changements. Pour cause : la révolution engendrée par le numérique permet de suivre l’actualité en temps réels et en continu. A cet égard, il occupe une place de choix dans le cadre de la diffusion de l’information. ‘’Les réseaux sociaux sont devenus la deuxième source d’information favorite des internautes et la première pour les jeunes, devant les médias classiques. Sur les réseaux sociaux, il y a chaque jour 4 milliards d’éléments partagés sur Facebook, 175 millions de tweets, 3 milliards de vidéos vues sur YouTube’’, a remarqué Olivier Porcherot, ancien journaliste du groupe «i>Télé», dans un dossier intitulé ‘’Les journalistes face au développement du web’’, publié en 2012 sur «ina-expert.com».

Selon lui, cette montée en puissance du Web et des réseaux sociaux a fait craindre que le journalisme, en tant que pratique professionnelle, ne soit amené à disparaître. «On entend depuis quelques années de sombres prédictions sur le déclin de la profession. Mais, submergé par toutes ces nouvelles sources d’informations, le public a besoin de références et de repères pour pouvoir comprendre le monde qui l’environne. A ce titre, le rôle du journaliste est indispensable. Son métier change profondément, ce qui ne veut pas dire qu’il va disparaître (…) Il s’effectue dans un nouveau contexte qui a gagné en complexité’’, a-t-il rassuré.

Professeur en Information & Communication à l’Institut français de presse, à l’université Panthéon-Assas, Arnaud Mercier estime que toutes pour toutes les rédactions dont la version numérique est issue d’un ancien média, la question de la complémentarité entre les supports se pose avec acuité. «Et nous sommes entrés depuis quelque temps dans l’ère du ‘’web first’’. L’information se trouve donc au fond de notre poche, et notre attente est de recevoir les informations les plus chaudes, les plus importantes, les plus urgentes, directement sur nos réseaux, sur notre appli, sur notre messagerie…», a analysé le responsable de la Licence Information-Communication, dans son article titré «Révolution numérique : les journalistes face au nouveau tempo de l’info’’ et publié en octobre 2016 sur «Inaglobal.fr».

«On regardera le JT plus tard, en ligne…»

Le traitement de l’actualité sur les supports traditionnels s’en trouve bouleversé, avec, au cœur, la «révolution du tempo de l’information». Au site, à l’appli, l’information chaude, une quasi instantanéité, ou les alertes sur ce qui se passe et la proposition de découvrir les contenus mis en ligne.

Les journalistes, face à toutes ces mutations, doivent essayer d’aller au-delà des comptes-rendus, d’approfondir les informations qu’ils rapportent, de faire des dossiers, des enquêtes, etc. «Au média traditionnel, un tempo du recul, de la mise en perspective, de l’analyse à froid, de l’approfondissement ou, même, du pas de côté…Avec la consommation numérique de l’information, ce schéma s’étiole, on passe d’une logique de temporalité imposée par les médias à une logique de consommation choisie et d’archivage. On regardera le JT plus tard, en ligne, et on ne regardera peut-être pas tout, mais juste les reportages qui nous intéressent vraiment !», a choisi l’auteur de «Médias et opinion publique (CNRS éditions, 2012)».

D’après lui, les technologies du direct et de l’internet font que le rythme de la production et de la consommation de l’information s’est accéléré. Entre les chaînes d’information continue, les sites internet, les alertes push, les messages Facebook ou Twitter, l’information s’insère dans un écosystème où le temps semble échapper aux journalistes. Ils étaient des horlogers de «notre temps» social, voilà qu’ils courent comme tout le monde après le temps qui file…

Web 2.0 et les réseaux sociaux : les medias classiques résistent à la toile

La montée du numérique a considérablement transformé le travail des journalistes, professionnels de l’information. Aujourd’hui, avec l’émergence en force des réseaux sociaux et du web, devenus incontournables, ils tentent de s’adapter pour ne pas périr.

 Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ont apporté des mutations dans plusieurs secteurs de la vie humaine. Et le champ journalistique n’est pas épargné par lesdits changements. Pour cause : la révolution engendrée par le numérique permet de suivre l’actualité en temps réels et en continu. A cet égard, il occupe une place de choix dans le cadre de la diffusion de l’information. ‘’Les réseaux sociaux sont devenus la deuxième source d’information favorite des internautes et la première pour les jeunes, devant les médias classiques. Sur les réseaux sociaux, il y a chaque jour 4 milliards d’éléments partagés sur Facebook, 175 millions de tweets, 3 milliards de vidéos vues sur YouTube’’, a remarqué Olivier Porcherot, ancien journaliste du groupe «i>Télé», dans un dossier intitulé ‘’Les journalistes face au développement du web’’, publié en 2012 sur «ina-expert.com».

Selon lui, cette montée en puissance du Web et des réseaux sociaux a fait craindre que le journalisme, en tant que pratique professionnelle, ne soit amené à disparaître. «On entend depuis quelques années de sombres prédictions sur le déclin de la profession. Mais, submergé par toutes ces nouvelles sources d’informations, le public a besoin de références et de repères pour pouvoir comprendre le monde qui l’environne. A ce titre, le rôle du journaliste est indispensable. Son métier change profondément, ce qui ne veut pas dire qu’il va disparaître (…) Il s’effectue dans un nouveau contexte qui a gagné en complexité’’, a-t-il rassuré.

Professeur en Information & Communication à l’Institut français de presse, à l’université Panthéon-Assas, Arnaud Mercier estime que toutes pour toutes les rédactions dont la version numérique est issue d’un ancien média, la question de la complémentarité entre les supports se pose avec acuité. «Et nous sommes entrés depuis quelque temps dans l’ère du ‘’web first’’. L’information se trouve donc au fond de notre poche, et notre attente est de recevoir les informations les plus chaudes, les plus importantes, les plus urgentes, directement sur nos réseaux, sur notre appli, sur notre messagerie…», a analysé le responsable de la Licence Information-Communication, dans son article titré «Révolution numérique : les journalistes face au nouveau tempo de l’info’’ et publié en octobre 2016 sur «Inaglobal.fr».

«On regardera le JT plus tard, en ligne…»

Le traitement de l’actualité sur les supports traditionnels s’en trouve bouleversé, avec, au cœur, la «révolution du tempo de l’information». Au site, à l’appli, l’information chaude, une quasi instantanéité, ou les alertes sur ce qui se passe et la proposition de découvrir les contenus mis en ligne.

Les journalistes, face à toutes ces mutations, doivent essayer d’aller au-delà des comptes-rendus, d’approfondir les informations qu’ils rapportent, de faire des dossiers, des enquêtes, etc. «Au média traditionnel, un tempo du recul, de la mise en perspective, de l’analyse à froid, de l’approfondissement ou, même, du pas de côté…Avec la consommation numérique de l’information, ce schéma s’étiole, on passe d’une logique de temporalité imposée par les médias à une logique de consommation choisie et d’archivage. On regardera le JT plus tard, en ligne, et on ne regardera peut-être pas tout, mais juste les reportages qui nous intéressent vraiment !», a choisi l’auteur de «Médias et opinion publique (CNRS éditions, 2012)».

D’après lui, les technologies du direct et de l’internet font que le rythme de la production et de la consommation de l’information s’est accéléré. Entre les chaînes d’information continue, les sites internet, les alertes push, les messages Facebook ou Twitter, l’information s’insère dans un écosystème où le temps semble échapper aux journalistes. Ils étaient des horlogers de «notre temps» social, voilà qu’ils courent comme tout le monde après le temps qui file…

Samsung présente ses Galaxy A8 et A8+ avec des airs de S8

Alors que l’on ne les attendait pas pour tout de suite, Samsung a annoncé sans crier gare ses nouveaux Galaxy A qui repoussent encore une fois les bornes du « milieu de gamme ».

 Samsung vient discrètement d’annoncer les très attendus Galaxy A8 et A8+. Successeurs des Galaxy A3 et A5 2017, les derniers nés de la famille prennent néanmoins une direction un peu différente. Ils gonflent en effet toujours plus les caractéristiques des téléphones de milieu de gamme et seront, a priori, vendus encore plus cher que la génération précédente, quitte à marcher un peu sur les plates-bandes des autres gammes du constructeur.

Le Galaxy A8 « standard » embarque un écran 5,6 pouces Super Amoled affichant une définition de 2 220 x 1 080 px. Le mobile adopte le format 18,5:9 inaugurée par le S8 plus tôt cette année. La dalle occupe environ 75 % de la face avant, soit largement moins que celle du S8 qui pointe à 84 %. Cette différence est en partie due aux bords incurvés du haut de gamme que l’on ne retrouve pas sur le A8. À l’intérieur de la bête, on trouve un processeur octocœur, 4 Go de RAM et 32 ou 64 Go de mémoire.

499 € et 599 € ?

La batterie pointe à 3 000 mAh et on retrouve Android Nougat (7.0) aux manettes question OS. On peut regretter que Samsung n’ait pas fait l’effort d’embarquer la version 8.0 d’Android, la dernière en date. Mais là où Samsung veut essayer de se démarquer un petit peu, c’est du côté de la photo. Derrière, on retrouve un capteur de 16 Mpx avec objectif ouvrant à f 1.7. Devant, deux modules, l’un de 16 Mpx et l’autre de 8 Mpx. Un arrangement qui permettra aux utilisateurs de profiter d’un mode portrait avec les caméras frontales.

Le modèle « Plus », quant à lui, ne change pas grand-chose à la fiche technique ; l’écran passe simplement de 5,6 à 6 pouces et la batterie passe de 3 000 à 3 500 mAh. Les deux modèles sont bien évidemment dotés d’un capteur d’empreintes que l’on retrouve au dos, sous l’appareil photo. Un emplacement qui rappelle celui du potentiel Galaxy S9 et qui est surtout bien plus malin que celui du S8.

HARCÈLEMENT SEXUEL : Microsoft met fin aux arbitrages (et au secret)

 

En matière de harcèlement, il est d’usage pour les grandes entreprises américaines de régler discrètement ces affaires via des procédures d’arbitrage. Ce ne sera plus le cas chez Microsoft, qui change de politique en la matière.

 

Cela peut être vu comme l’une des suites de l’affaire Harvey Weinstein, qui a déclenché une vague sans précédent de révélations de cas de harcèlement sexuel. Microsoft a annoncé mettre un terme à une très ancienne politique interne appliquée par ses ressources humaines qui — en cas de plainte pour harcèlement de l’un de ses employés — mettaient en place un arbitrage avec les personnes concernées, cherchant à trouver un accord pour éviter à ces affaires de finir devant les tribunaux… Une façon de procéder qui s’avérait pratique, s’agissant de dossiers qui ne sont bons ni pour l’image ni pour les affaires.

À ce jour, Microsoft est la plus importante société de l’univers high-tech à prendre cette décision. « Passer sous silence ce genre de choses a clairement eu une incidence dans le fait que les cas de harcèlement sexuel continuent à se perpétuer« , a reconnu Brad Smith, directeur des affaires légales chez Microsoft, interrogé par le New York Times. Dorénavant, Microsoft respectera les lois votées par le Sénat en la matière et encouragera ses salariés victimes de harcèlement à se rapprocher des autorités locales.

​Vent de scandales sexuels sur la Silicon Valley

Cette décision intervient alors que la Silicon Valley est loin d’être épargnée par les scandales sexuels. Ces dernières semaines, de nombreux cas de comportements inappropriés ont en effet été révélés par la presse, touchant notamment des personnalités telles qu’Andy Rubin, Shervin Pishevar, Robert Scoble ou encore Steve Jurvetson. Une polémique récente a d’ailleurs touché Microsoft, accusé d’avoir embauché un ancien stagiaire alors qu’il avait été accusé de viol par l’une de ses anciennes co-stagiaires. Si beaucoup de personnalités de la Silicon Valley ont applaudi la décision de Microsoft de mettre un terme aux arbitrages internes en matière de harcèlement, il n’est malheureusement pas dit que d’autres firmes de la vallée suivent le géant de Redmond dans cette voie.

La procédure d’arbitrage, considérée comme quasi-légale, avait été à la base mise en place pour régler rapidement les différends entre les entreprises sans avoir recours au processus juridique traditionnel que l’on sait long et coûteux. Au fil du temps, elle est devenue quelque chose de très utilisé en interne par les entreprises américaines, pour régler notamment des affaires concernant les salariés en restant à l’écart des tribunaux. Les entreprises gardant une communication assez opaque vis-à-vis des cas traités en arbitrage, il est généralement très difficile d’obtenir des informations concernant ces affaires et les accords qui sont ainsi trouvés. Bien entendu, que Microsoft pratique ou non l’arbitrage pour des cas de harcèlement ou de discrimination de tout ordre ne change rien au fait que ses ressources humaines doivent être mises au courant de toute conduite inappropriée.

 

La Cnil met en demeure WhatsApp pour transfert illégal de données

 

WhatsApp a trois mois pour se mettre en conformité et demander l’accord de ses utilisateurs en France concernant le transfert de certaines de leurs données personnelles vers les serveurs de Facebook. Ceux qui ne le veulent pas devront aussi pouvoir s’y opposer.

 

Hier, la Cnil a mis en demeure WhatsApp. Elle lui reproche des transmissions de données personnelles illégales. En effet, WhatsApp étant une filiale de Facebook, certaines des données recueillies par l’application de messagerie sont envoyées sur les serveurs du premier réseau social mondial. C’est autorisé aux États-Unis mais, aux yeux de la loi européenne et française, il s’agit d’un processus illégal. Il faut dire que les utilisateurs de WhatsApp ne sont pas suffisamment informés de ces échanges qui concernent des informations telles que des numéros de téléphone ou des habitudes de consultation. Pire, ils n’ont aucun moyen de s’y opposer.


Ces constatations sont le fruit d’une enquête lancée suite à un simple contrôle des agents de la Cnil à l’automne 2016. Dans ce cadre, ils ont découvert une mise à jour des conditions générales d’utilisation de WhatsApp, réalisée deux ans après son rachat par Facebook, qui s’avère être le seul moyen d’information dont disposent les utilisateurs sur le sort réservé à leurs données personnelles. Il y est également indiqué qu’un délai d’opposition de 30 jours doit être respecté pour bloquer ce transfert de données vers Facebook. C’est insuffisant et illégal aux yeux de la Cnil, qui constate que « aucune information relative aux traitements de données à caractère personnel mis en place par la société n’est présente sur le formulaire permettant de créer un compte sur l’application« . Pourtant, fin 2016, WhatsApp s’était engagé à cesser le partage de données avec Facebook.

Quoi qu’il en soit, WhatsApp a désormais trois mois pour se conformer au droit français. Pour ce faire, la messagerie devra recueillir le consentement des 10 millions d’utilisateurs français du service concernant ce transfert de données, mais aussi leur donner la possibilité de s’y opposer. Si WhatsApp n’obtempère pas, la Cnil pourra sanctionner WhatsApp à hauteur de 3 millions d’euros d’amende. Ce n’est pas la première fois que la Cnil s’en prend à Facebook et WhatsApp : en mai dernier, elle avait déjà condamné Facebook à 110 millions d’euros d’amende pour avoir dénaturé les renseignements fournis concernant l’acquisition du service de messagerie.

 

Fin de la neutralité du Net aux États-Unis : les consommateurs directement touchés

Le 14 décembre, la FCC (Commission fédérale des communications) a mis fin au principe de neutralité du Net aux États-Unis. Une décision qui aura des conséquences directes sur les Américains.

Les conséquences possibles de la fin de la neutralité du Net, imaginées par un utilisateur de Reddit. © Reddit

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