Whatsapp dans le viseur de la Cnil

En 2017, l’application Whatsapp est utilisée par plus d’un milliard de personnes dans le monde. (Crédit photo: Flickr)

Le problème ? Whatsapp, l’application de messagerie instantanée, transfert illégalement les données personnelles de ses utilisateurs à sa maison-mère, Facebook. Numéro de téléphone ou habitudes d’utilisation, Whatsapp partage ces informations sans aucun accord préalable de ses usagers. Le logiciel mobile a un mois pour se conformer à la loi. Lire la suite

Google Home et Amazon Echo : un danger pour notre vie privée ?

Donner la météo, régler le chauffage, éteindre la lumière, réserver un taxi, diffuser une musique ou répondre à une question sont autant de requêtes que l’usager peut faire grâce à un simple « Echo » ou « Ok Google ». Placé au cœur de la vie du foyer, l’assistant intelligent peut se révéler être une menace pour la vie privée.

Cette enceinte n’est pas encore commercialisée en France.

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Le web nous rendra-t-il immortels?

Demander la suppression de son compte Facebook après son décès ou la mise en place d’un mémorial? Informer ses proches ou les laisser choisir? Le choix est vaste pour décider du devenir de ses données numériques après sa mort. Une manière de rester vivant sur la toile ?


Capture d'écran d'une page d'aide de Facebook

Capture d’écran d’une page d’aide de Facebook

13 millions. Soit le nombre de comptes Facebook appartenant à des personnes décédées, en 2014, selon la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Les réseaux sociaux ne sont pas obligés de tenir compte de la présence effective d’une personne dans le monde réel. Albums photos, likes, tweets, playlists et autres publications laissent une trace de ce qu’a été une personne de son vivant et sont autant de signes d’une représentation de soi sur le web. Si ces donnés ne sont pas supprimées, nous restons donc bien vivants d’un point de vue numérique.

« À partir de 2013-2014, l’identité numérique est devenue le cadre de référence, par défaut, pour juger de la présence ou de l’identité sociale de quelqu’un » analyse la sémiologue Fanny Georges dans une interview à InaGlobal.

Plusieurs études, comme le projet ENEID co-dirigé par Fanny Georges, interrogent la présence de l’identité numérique après la mort. Une problématique majeure à l’heure où Facebook pourrait voir le nombre de profils de défunts supplanter celui des vivants, selon une étude réalisée en 2016 par l’ex doctorant en statistiques américain Hachem Saddiki. Les réseaux sociaux ne sont cependant pas le seul moyen de continuer à exister sur le web après son décès.

Des clones numériques pour discuter avec un proche décédé

La série Black Mirror l’a rêvé, Replika l’a fait. Créée par la start-up américaine Luka, Replika permet de se créer un double numérique : goûts, parcours de vie ou encore relations, l’application recueille de multiples informations sur son utilisateur, qui lui apprend à réagir comme lui. Ces « bots » interagissent longuement avec un utilisateur, absorbent informations et messages envoyés dans le monde réel et les voilà prêts à discuter avec les proches d’un défunt, en s’exprimant à son image.

Capture d'écran de la page d'accueil de Replika

Capture d’écran de la page d’accueil de Replika

Une législation encore floue

Du côté des réseaux sociaux, les droits d’accès et de gestion disparaissent avec la personne concernée et, selon la loi, les droits du défunt ne peuvent pas être transmis aux héritiers.

Les bots en tant que doubles numériques de personnes décédées n’ont pour l’heure, quant à eux, pas de réel statut juridique et la loi est encore floue sur la conservation, la gestion et la propriété des données récoltées par ces répliques de véritables êtres humains.