Cyberdéfense : l’Otan passe à la vitesse supérieure

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), a annoncé le 8 novembre dernier la création prochaine d’un centre d’opérations cyber au sein de l’institution. Ça y est : la défense se pratique officiellement sur les terrains physique et virtuel à niveaux égaux.

Cette annonce est le résultat d’un changement entrepris depuis l’année 2016 : la mise à disposition progressive des dispositifs cyber en main de chaque état membre à l’ensemble de l’organisation dans le cadre de cyberattaques. Le centre d’opérations sera coordonné de la même manière que l’artillerie militaire classique : chaque tank, missile, soldat mobilisé dans le cadre d’opérations au nom de l’Otan reste subordonné à son pays d’origine. Ce fonctionnement sera transposé aux opérations cyber pour les technologies et experts sollicités d’après Jens Stoltenberg.

La création d’un centre d’opérations de ce genre s’inscrit dans une vague de prise de conscience internationale. Il est devenu indispensable de marquer sa présence et de s’armer dans ce que nous qualifions comme étant un monde virtuel. Ce dernier a pourtant des conséquences bien réelles sur les citoyens et les États lorsque des attaques sont proférées dans le cadre de la cyberguerre. En Allemagne, l’armée a déjà élargit ses effectifs en avril, avec la création d’une cyberarmée. Une section en tant que telle, qui se distingue des armées de terre, de l’air et de la marine. Cette initiative était une première au sein des pays membres de l’Otan.

Virtuel et réel, même combat

Maintenant le phénomène prend de l’ampleur et s’élargit à l’international : « Nous avons établit le cyber comme un domaine militaire à part entière et nous avons décidé que les cyberattaques peuvent porter atteinte à l’article 5″, a confié le secrétaire général de l’organisation. Cet article 5 du traité fondateur de l’Otan stipule que  » les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles, survenant en Europe ou en Amérique du Nord, sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence, elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective.  » Dorénavant, les cyberattaques sont considérées comme des atteintes de la même envergure que des attaques militaires classiques.

La cyberguerre des nations est lancée

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L’affaire Snowden : acte de courage ou d’inconscience ?

Depuis quelques jours, une affaire défraye toutes les chroniques. Un jeune américain répondant au nom de Edward Snowden fait parler de lui, et pour cause.
D’après ses dires, cet homme aurait en sa possession un bon nombre d’informations top secrètes accablantes pour les Etats-Unis. En effet, selon lui, le gouvernement d’Amérique, permettrait à ses agences, sous couvert des intérêts de la sécurité nationale, de mener des écoutes illicites et des opérations douteuses portant pour la plus-part, sur les citoyens américains lambda.

Culture de la sécurité, quand tu nous piste …
C’est à partir de 1958, en pleine guerre froide, que les Etats-Unis ont lancé des procédés et des techniques de collecte systématique d’informations en vue d’assurer la sécurité du pays. Ceux-ci ont été confiés à des agences comme la CIA ou la NSA. Avec la naissance et la démocratisation d’internet, ils ont créé le programme de surveillance d’Internet : le PRISM.

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