Linux, la force tranquille

Logo de GNU Linux

Et toi, t’es plutôt Windows ou Mac OS ? Ni l’un ni l’autre, répondent les 500 supercalculateurs les plus puissants du monde. Depuis hier, ils tournent tous sous Linux. Retour sur un OS aussi répandu que méconnu.

Le grand public le connaît mal, et il est souvent perçu comme un système d’exploitation réservé aux initiés. Pourtant, Linux est partout derrière nos écrans. Sans lui, de très nombreux sites et serveurs ne tourneraient pas, et 80% des smartphones non plus. En fait, tous ceux équipés d’Android l’utilisent. Linux, c’est un système d’exploitation open source créé en 1991 par Linus Torvalds qui participera à la tendance du logiciel libre, et s’inscrira comme une des plus belles réussites de l’esprit hacker. A la différence de ses confrères Windows et Mac OS, son code source est disponible en intégralité sur la toile. Un gage de transparence qui a permis aux bidouilleurs du monde entier de modeler, modifier et améliorer le code pour créer des dizaines de distributions différentes basées sur l’OS original. Car la philosophie derrière Linux, c’est avant tout de reprendre le contrôle de son ordinateur. Là où les OS de Microsoft et d’Apple tendent vers un verrouillage toujours plus fort de l’expérience utilisateur, Linux garanti le contrôle total de sa machine. Les initiés le disent tous, avec Linux on se rapproche de son ordinateur. Alors certes, il y a un prix à payer pour jouir de cette liberté, il faut se familiariser avec le bash, la console Linux. Une fenêtre noire, a priori pas très intuitive, dans laquelle il faut taper ses instructions.

Le Terminal Linux

Là où Windows et Mac le font pour vous, Linux vous remet au boulot. Sur Windows comme sur Mac, la console reste le plus souvent invisible. On l’a trop souvent oublié, mais derrière les programmes que nous utilisons chaque jour, il y a des instructions informatiques. Cliquer sur votre raccourci « Word 2017 », ce n’est pas qu’un mouvement de doigt, c’est aussi envoyer une ligne de commande à votre ordinateur qui va exécuter le programme demandé. Linux se passe la plupart du temps de raccourci et s’en tient à la ligne de commande. A vous de l’écrire, et de commander directement votre ordinateur. Une liberté qui a séduit les professionnels depuis longtemps. Impossible de traverser les bureaux d’une société informatique sans voir un salarié faire tourner sa bécane sous Linux. En allant puiser dans cet OS révolutionnaire et open source, de nombreux projets ont pu naître partout sur la toile. Désormais, Linux aide les chercheurs à repousser les limites de la puissance de calcul. Depuis hier, Linux règne sur les supercalculateurs, ces ordinateurs d’une puissance phénoménale souvent utilisés pour la recherche. Les 500 d’entre eux les plus importants se sont tous tourné vers l’OS au petit pingouin, qui à la seule force de l’open source a conquis l’informatique du monde entier.

Systèmes d’exploitation Google : après Android et Google Chrome OS, bientôt Fuchsia OS

Capture d’écran de l’interface du futur système d’exploitation de Google, Fuchsia OS.

Conçu pour être utilisé sur plusieurs appareils, le prochain système d’exploitation de Google reste un mystère qui sans doute réservera de nombreuses surprises.

Le géant de la technologie communique très peu sur sa future sortie. Il atteste tout de même que Fuchsia OS ne fera pas disparaître Chrome OS et Android, qui ont eu un grand succès sur différents supports.

Plus de Linux

Depuis mai 2016, des informations font état de la mise au point d’un nouveau système d’exploitation par Google. Troisième du genre, après Google Chrome OS et Android, Fuchsia OS, lui, n’est pas développé sur le noyau Linux, comme le sont les deux premiers. Le concepteur a opté cette fois pour un noyau fait maison, baptisé Magenta.

Selon certaines sources, le nouveau système d’exploitation, pensé pour des  appareils modernes, n’intègre ni Java, ni GPL ; mais utilise le langage graphique Material Design. Aussi, un outil nommé Flutter permet la conception d’applications capable de s’adapter à Android et iOS.

Il est déjà possible de voir l’interface utilisateur de Fuchsia OS. Elle allie simplicité et fluidité.

Fuchsia supportera Swift

Des informations récemment révélées par des employés de Google mentionnent que de plusieurs ingénieurs travaillent présentement sur Swift, dans l’optique que Fuchsia OS puisse supporter un maximum de langages de programmation, parmi lesquels Swift. Ce dernier est utilisé pour le codage des applications sur macOS, iOS, watchOS et tvOS. Cela signifierait que le nouveau système d’exploitation soit ouvert au type d’applications développées par Apple.

Pour l’heure, même si tout n’est pas encore connu à propos de toutes les potentialités et de la date de sortie de Fuchsia OS, tout laisse à croire que le futur système d’exploitation cassera les codes. Déjà, avec ses nombreuses ouvertures aux différents langages de programmation, il laisse le champ libre aux développeurs et permet plus de partage entre des systèmes qui, longtemps, ont été fermés chacun des leurs côtés.

 

Framakey : un bureau dans la poche et des secrets mieux gardés

Ce n’est pas le sésame, mais presque. L’association Framasoft met gratuitement à disposition sa framakey, une clef USB qui permet d’avoir toujours sur soi une large sélection de logiciels ou de démarrer un ordinateur sous un système GNU/Linux.

Image du projet Framakey

Les voyageurs, routards ou simples déplacés d’un moment, se passent le mot depuis déjà un moment ; les indécis, incapables de choisir entre Linux, Mac ou Windows, ne la quittent jamais. La framakey, clef USB de Framasoft, embarque une suite complète de logiciels pour Windows et Mac, et un système GNU/Linux Ubuntu.

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