« Messenger Kids » ou comment Facebook veut séduire les 6-12 ans

En lançant la version « kids » de son application Messenger, Facebook a décidé de s’attaquer aux jeunes de moins de 13 ans. Par cette application faites exclusivement pour les enfants, le géant américain tente de convertir les jeunes aux réseaux sociaux de plus en plus tôt. Pour le moment elle n’est disponible que sur IOS aux Etats-Unis mais devrait vite conquérir le globe.

Crédit Facebook

Des enfants de moins de 13 ans sur Facebook, est-ce vraiment possible ? Pour le moment non. Mais au vu de la nouvelle fonctionnalité qu’offre le réseau social, on peut se demander si ça ne sera pas possible un jour. Le lundi 4 décembre, Facebook a opéré un changement de cap passer presque inaperçu mais pourtant important dans sa stratégie de développement. En créant « Messenger Kids », le célèbre réseau social veut inciter les consommateurs à utiliser son service de messagerie instantanée dès le plus jeune âge. Lire la suite

Mastodon : une alternative à Twitter

Dessin du symbole de Mastodon, un mammouth. Ici, il est assis avec un smartphone entre les pattes.

La mascotte de Mastodon.

Le réseau social Mastodon a été lancé en octobre 2016. S’il semble proche de son cousin à plume, le pachyderme en est en fait une déclinaison libre. Par son architecture et son fonctionnement, ce réseau semble vouloir remettre un certain pouvoir dans les mains de ses utilisateurs.

Derrière Mastodon, il y a tout d’abord Eugen Rochko, un jeune allemand diplômé en informatique. Sa motivation ? Proposer un web efficace et respectueux des utilisateurs. Dans cette optique, le réseau donne la possibilité de créer des communautés virtuelles par son système décentralisé.

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Les médias face aux défis des supports mobiles

Les ordinateurs bientôt dépassés par les smartphones ? Selon Le Figaro, les mobiles et tablettes sont de plus en plus privilégiés aux PC et aux Mac. Depuis 2017, ils représentent près de 65 % des consultations de sites et la majorité des requêtes sur Google. Interfaces innovantes, consommation immédiate de l’actualité, concurrence des applications de réseaux sociaux sont autant d’enjeux pour les médias sur ces supports mobiles.

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Quand les designers Californiens s’accaparent nos vies

Ils sont à l’origine du pouce « like » sur Facebook. Derrière leurs écrans, ils codent des lignes pour dicter notre comportement sur les réseaux sociaux. Ce sont les designers employés par les géants du numérique. Et pendant qu’ils régissent notre vie virtuelle, les GAFA empochent les recettes publicitaires des utilisateurs.

Aujourd’hui, tout le monde ou presque est inscrit sur Facebook, Twitter ou Instagram. Et les quelques irréductibles qui s’y refusent se font de plus en plus rares. En parallèle, le temps que les gens passent sur les réseaux sociaux ne cessent d’augmenter. Et avec lui ces « injonctions à la déconnexion » qui culpabilisent les utilisateurs trop zélés.

Pourtant, on pourrait aussi imputer la faute aux plateformes qui créent ces nouveaux besoins, et ces nouvelles addictions. Car autant les appeler par ce qu’elles sont. Et ces pratiques excessives ne sont pas tombées du ciel. Ce sont des designers de la Silicon Valley, employés par les grands leaders du numérique, qui sont chargés de les programmer.  Souvent rompus à l’économie comportementale, ils conçoivent de nouveaux algorithmes pour nous rendre toujours plus accrocs.

La Silicon Valley continue donc d’avancer sur cette voie en préférant un soft power très efficace à des méthodes plus coercitives. Les utilisateurs se retrouvent piégés par ces architectes de la dépendance numérique, et les géants du numérique peuvent continuer de montrer patte blanche.

Nouveautés Messenger : quand les IA s’invitent dans la discussion

Initialement prévue pour de la discussion instantanée, l’application Messenger se voit aujourd’hui investie par les intelligences artificielles. Sans savoir si les nouveaux usages s’adaptent à l’interface ou l’inverse, Messenger devient, grâce au concours des IA, un outil plus humain.

En avril dernier a eu lieu l’édition 2017 de la conférence F8, lors de laquelle Facebook parle aux développeurs. A cette occasion, David Marcus, vice-président et responsable de l’application Messenger, a présenté les nouveautés. Lire la suite

Le web nous rendra-t-il immortels?

Demander la suppression de son compte Facebook après son décès ou la mise en place d’un mémorial? Informer ses proches ou les laisser choisir? Le choix est vaste pour décider du devenir de ses données numériques après sa mort. Une manière de rester vivant sur la toile ?


Capture d'écran d'une page d'aide de Facebook

Capture d’écran d’une page d’aide de Facebook

13 millions. Soit le nombre de comptes Facebook appartenant à des personnes décédées, en 2014, selon la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Les réseaux sociaux ne sont pas obligés de tenir compte de la présence effective d’une personne dans le monde réel. Albums photos, likes, tweets, playlists et autres publications laissent une trace de ce qu’a été une personne de son vivant et sont autant de signes d’une représentation de soi sur le web. Si ces donnés ne sont pas supprimées, nous restons donc bien vivants d’un point de vue numérique.

« À partir de 2013-2014, l’identité numérique est devenue le cadre de référence, par défaut, pour juger de la présence ou de l’identité sociale de quelqu’un » analyse la sémiologue Fanny Georges dans une interview à InaGlobal.

Plusieurs études, comme le projet ENEID co-dirigé par Fanny Georges, interrogent la présence de l’identité numérique après la mort. Une problématique majeure à l’heure où Facebook pourrait voir le nombre de profils de défunts supplanter celui des vivants, selon une étude réalisée en 2016 par l’ex doctorant en statistiques américain Hachem Saddiki. Les réseaux sociaux ne sont cependant pas le seul moyen de continuer à exister sur le web après son décès.

Des clones numériques pour discuter avec un proche décédé

La série Black Mirror l’a rêvé, Replika l’a fait. Créée par la start-up américaine Luka, Replika permet de se créer un double numérique : goûts, parcours de vie ou encore relations, l’application recueille de multiples informations sur son utilisateur, qui lui apprend à réagir comme lui. Ces « bots » interagissent longuement avec un utilisateur, absorbent informations et messages envoyés dans le monde réel et les voilà prêts à discuter avec les proches d’un défunt, en s’exprimant à son image.

Capture d'écran de la page d'accueil de Replika

Capture d’écran de la page d’accueil de Replika

Une législation encore floue

Du côté des réseaux sociaux, les droits d’accès et de gestion disparaissent avec la personne concernée et, selon la loi, les droits du défunt ne peuvent pas être transmis aux héritiers.

Les bots en tant que doubles numériques de personnes décédées n’ont pour l’heure, quant à eux, pas de réel statut juridique et la loi est encore floue sur la conservation, la gestion et la propriété des données récoltées par ces répliques de véritables êtres humains.

Twitter : l’oiseau bat des ailes

Crédit photo : Compte Twitter @support

Crédit photo : Compte Twitter @support

La rumeur enfle en ce début d’année 2016. Annoncé par son PDG Jack Dorsey, Twitter pourrait mettre fin à la limite si emblématique des 140 caractères. Le site de micro-blogging serait en passe de vivre son plus grand changement depuis sa création en 2006.

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Brain It !

En passant

Lancé en Septembre 2014,la plateforme Braineet a été créée par Jonathan Livescault, Alban Margain et Pierre Gourlaouen, des entrepreneurs français ayant décidé de lancer un grand coup d’innovation dans le domaine de l’interaction entre les clients et les marques d’utilisation quotidiennes par un outil permettant le partage d’idées entre internautes et prônant l’amélioration direct des produits ainsi évalués.Le tout premier réseau social de partage avec vos marques fétiches !

Lancé en Septembre 2014,la plateforme Braineet a été créée par Jonathan Livescault, Alban Margain et Pierre Gourlaouen, des entrepreneurs français ayant décidé de lancer un grand coup d’innovation dans le domaine de l’interaction entre les clients et les marques d’utilisation quotidiennes par un outil permettant le partage d’idées entre internautes et prônant l’amélioration direct des produits ainsi évalués.

« BRAINEET » Un concept unique ?

Bien que l’on pourrait penser à première vu à une plateforme ordinaire d’évaluation comme l’ont lancé Ebay,Priceminister ou encore Apple par un système d’évaluation de produits basique via la publication facultative d’avis sur leurs « store » , le concept va bien au-delà de la simple notation. Explications.
Concrètement, Braineet est une plateforme en ligne qui laisse la liberté pour les  consommateurs d’avancer des idées qui vont permettre d’améliorer les marques qu’ils utilisent de façon quotidienne et qu’ils préfèrent donc innover par cet intermédiaire. Ces consommateurs ne sont plus que spectateurs des grandes campagnes publicitaires dans lesquelles nous sommes habituées du matin au soir mais ils deviennent également acteurs et définissent de manière plus tangible leurs besoins envers leurs marques fétiches.

Une communauté client est mise en place permettant l’échange pratiques d’idées et de suggestions directs avec les marques. Tout est bon pour insérer le client dans l’univers du « branding » et de l’interaction. Ce dernier peut en effet être récompensé pour ces idées novatrices ce qui constitue outre l’aspect d’un phénomène de double-notation évident, la fidélisation des consommateurs.

Ainsi, par ce moyen d’interactions amenant  tous les parties à se faire entendre, les stratégies commerciales/marketing  de base peuvent être également maintenues.

Une plateforme familiere et intuitive

L’ergonomie de Braineet n’est pas sans rappeler celle de grands leaders dans le domaine comme par exemple Twitter.
En effet, les « brainees » qui sont en réalité les messages sont eux aussi limités.
Le consommateur aura alors à sa disposition 140 caractères pour proposer ses améliorations suivi du nom de la marque qu’il souhaite modifier.
Toutes les suggestions doivent commencer par « Et si… »

Cette plateforme est aussi rendu familière par la présence d’un timeline qui n’est pas sans rappeler Facebook et qui à l’identique regroupe tous les messages.
Comme Facebook, les brainees peuvent être likés, commentés et les utilisateurs comme les marques peuvent êtres suivis.  La familiarité de cette plateforme ne s’en limite pas qu’au reflet des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook mais aussi à celui de Ask avec la présence de question direct au consommateur qui dans le contexte demande clairement des idées de slogan pour une marque en particulier, des questions d’ordre techniques et bien d’autre dans une visée toujours innovatrice.  Ce phénomène est un « challenge » qui récompense les consommateurs pour leurs idées en offrant des cadeaux.
On peut ainsi se faire à l’idée que Braineet recense toutes les idées les plus pratiques des leaders des réseaux sociaux et en fait une plateforme à l’ergonomie très intuitive et très originale.

Braineet-interface

Un avenir plus que promoteur !

L’ambition des trois fondateurs et promoteurs  s’est ressentis dans les feedbacks propre à l’utilisation de leurs plateforme car depuis le lancement de  Braineet plus d’une cinquantaine de marque est recensée avec parmi elles des enseignes de renom comme Orange ou encore Nespresso

Pour ce qui est des utilisateurs, environ 5000 partages leurs idées.

« Après une phase de 6 mois dédiée au POC (Proof Of Concept), place à l’accélération : Braineet revendique 64 marques françaises et internationales, et ses marques dialoguent avec plusieurs milliers d’innovateurs dans le monde. Ces derniers ont déjà partagé plus de 5000 idées innovantes, dont une qui se détache nettement des autres avec plusieurs centaines d’interactions portant sur la question du Wifi dans les trains. »
-Tiré d’un article de  Maddyness (mai 2015)

Ainsi, la stratégie et l’étude réfléchie de leur projet en fait toute leurs forces. En effet, avant même de sortir une version beta l’équipe avait déjà contacté un grand nombre de grandes enseignes faisant par la même la promotion de leur idée novatrice. C’est cet aspect que ne manquera pas de souligner  Jonathan Livescault préférant donc  mettre le succès sous le nom d’un fort travail d’équipe « Constituer une équipe fiable, ambitieuse et qui travaille très bien ensemble est un facteur clé de succès. L’inverse est surtout le premier facteur clé d’échec » tiré de la conférence Leweb 2014 consultable dans la vidéo  ci-dessous :

Alors, Braineet peut être critiqué pour le fait qu’elle tire profit des idées des utilisateurs et leurs laissent en quelque sorte faire tout le travail mais d’un autre côté le système de récompense proposé par les marques via le phénomène « challenge »et le fait de satisfaire le consommateur le plus possible tout en le laissant le pus libre d’interaction qu’il soit permet de pallier cette limite d’ordre moral. Au niveau technique  Braineet fonctionne sur ordinateur et aussi sur mobile avec la mise en place d’applications pour iOs et Android.

Avec ça, on ne peut qu’être convaincu de Braineet…Can you dig it ?

Raphaël A.FAIVRE