Izly : l’application de paiement du Crous qui traque les étudiants

Aller au « Resto’U », ouvrir l’appli Izly et payer son repas étudiant. Des milliers de jeunes en France se servent de cet outil développé par le Crous en 2015 pour remplacer Moneo. Cependant, ce que beaucoup d’entre eux ignorent, c’est qu’à chaque fois qu’ils réalisent cette action, un système de géolocalisation « au mètre près » se met en place. C’est ce que dévoile fin octobre une enquête publiée dans Le Monde : les données des utilisateurs sont recueillies et ensuite revendues à des sociétés publicitaires. Lire la suite

Mastodon : une alternative à Twitter

Dessin du symbole de Mastodon, un mammouth. Ici, il est assis avec un smartphone entre les pattes.

La mascotte de Mastodon.

Le réseau social Mastodon a été lancé en octobre 2016. S’il semble proche de son cousin à plume, le pachyderme en est en fait une déclinaison libre. Par son architecture et son fonctionnement, ce réseau semble vouloir remettre un certain pouvoir dans les mains de ses utilisateurs.

Derrière Mastodon, il y a tout d’abord Eugen Rochko, un jeune allemand diplômé en informatique. Sa motivation ? Proposer un web efficace et respectueux des utilisateurs. Dans cette optique, le réseau donne la possibilité de créer des communautés virtuelles par son système décentralisé.

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Un an après, Workplace par Facebook est toujours loin de détrôner Slack

L’application a officiellement été lancée en octobre 2016 après un an de test. Aujourd’hui, elle revendique 30 000 entreprises utilisatrices, loin derrière son concurrent Slack. Elle devrait toutefois trouver sa place à long terme.

Depuis quelques années, de nombreux outils de communication en entreprise fleurissent. Slack, Skype, Microsoft Teams, tous proposent aux entreprises d’améliorer les échanges entre employés habitués à l’échange classique de mails. Il a deux ans, Workplace par Facebook a rejoint la concurrence avec son interface quasi identique à l’application grand public. Son défi : s’imposer dans le milieu professionnel face au géant Slack, utilisé par plus de 5 millions d’utilisateurs d’après les derniers chiffres publiés en avril 2017.

Un an après le lancement de Workplace, ses concepteurs dressent le bilan et proposent un nouveau design et de nouveaux outils.

Un an après son lancement, Workplace lance son chat sous une nouvelle forme : une application de bureau qui complète les versions web et application mobile. Capture d’écran du blog de Workplace.

Un atout de poids 

Le design de Workplace facilite son adoption par les entreprises. Quasiment tout a été repris de Facebook : l’application messenger avec ses conversations vidéo, ses partages de fichiers et ses gifs, les profils, les groupes, les lives, etc. Les contacts peuvent également réagir aux posts que l’on publie sur notre profil professionnel tout comme sur sa version personnelle. Les utilisateurs n’ont pas à prendre le temps d’apprivoiser un nouvel outil inconnu car ils sont déjà familiers avec cette interface dans le cadre de leur utilisation personnelle de Facebook.

Se renouveler constamment pour attirer

À l’instar de Slack, Workplace se devait de proposer des nouveautés pour continuer à gagner en utilisateurs. Des bots pour « améliorer la productivité » et quelques changements légers sur le design : icônes, harmonisation des couleurs, introduction des « réactions ». L’esprit Facebook n’en demeure pas moins présent malgré ces modifications.

L’application Workplace pour smartphone a subit un léger changement de design. Ci-dessus un avant/après. Capture d’écran du blog de Workplace.

En dehors de l’aspect esthétique, Workplace a également ajouté un onglet « organigramme » qui permet aux utilisateurs d’avoir une vue rapide sur les membres de l’entreprise dont ils font partie et leurs fonctions. Il est également possible de créer des documents de travail à plusieurs ou encore importer des fichiers directement de Google Drive, Dropbox et autres. Enfin, le dernier grand changement est celui de la gratuité. Workplace propose une version payante avec des outils additionnels mais également une version gratuite avec les fonctions de base, plus adaptée aux petites entreprises. Ces modifications sont indispensables : même Slack actualise sans cesse son outil et ne se repose pas sur ses millions d’utilisateurs acquis.

 

 

Aux Etats-Unis, le téléchargement illégal en voie de disparition

La fin d’une époque. L’offre légale de biens culturels représente désormais aux USA plus de 70% du trafic lié aux téléchargements de ces services. C’est le résultat d’une étude publiée le 7 décembre dernier par une entreprise américaine spécialisée dans les communications, Sandvine.

Capture d'écran du site Netflix

Capture d’écran du site Netflix

Netflix champion

Le temps des Napster, E-Mule ou Bittorrent semble bien révolu. Les services de streaming légaux emportent la plus grande part du trafic aux Etats-Unis, avec un pourcentage de près de 70%, pour les flux audio et vidéo combinés. L’édition 2010 de ce même rapport chiffrait alors à 35 %. Outre cette progression spectaculaire qui marque un tournant dans la consommation de bien culturels sur internet, Sandvine dégage un acteur majeur, leader de ce mouvement : le géant Netflix.

Plateforme créée sur les collines de la Silicon valley en 1997, cette entreprise en ligne est à elle seule responsable de 37% du trafic total. L’expression « Netflix and chill ? » rendue célèbre sur internet prend ici son sens. Lancé en septembre 2014 en France, où il trouve peu à peu son public à mesure que son catalogue s’étoffe, le cador du streaming est, Outre-Atlantique, solidement ancré dans les mœurs en ligne.

Les autres acteurs de ce changement sont aussi bien connus des internautes. Youtube affiche une performance à 18%, quand Amazon progresse pour atteindre 5%. Ces chiffres déséquilibrés montrent bien les habitudes de consommation en ligne : le grand public préfère désormais passer plus de temps sur des sites streaming de qualité et éluder toute expérience désagréable.

Bittorent en roue libre

Un constat positif pour les grandes firmes culturelles, qui s’accompagne d’un revers de taille pour les têtes de gondoles du peer-to-peer. Bittorent, l’un des clients torrent les plus utilisés, voit cette année son trafic chuter à 5%. À titre de comparaison, il était de 31 % en 2008.

Capture d'écran du Logiciel Bittorent

Capture d’écran du Logiciel Bittorent

Dans un entretien au site Motherboard, le pirate-militant Peter Sunde, co-fondateur du site The Pirate Bay, se disait pessimiste quant à l’avenir de sa propre vision de l’utilisation d’internet dans les années à venir. « Internet est merdique maintenant. Quelque chose s’est brisé. Peut-être que quelque chose n’allait pas dès le départ, mais maintenant c’est pire que tout. (…) Nous avons déjà perdu. ».

Opposant virulent à l’industrie du divertissement, Sunde vient de purger 5 ans de prison aux Etats-Unis, peine liée à ses activités illégales sur la toile. Bien que ce dernier ait pu tenir un discours pessimiste lors de cette rencontre, il a encore fait parler de lui le 27 décembre dernier. Kopimashin, sa nouvelle invention, propose de copier une piste mp3 plus de 1000 fois en quelques secondes. Un nouveau pied de nez à l’industrie musicale, que Sunde voit comme un moyen de dénoncer des pratiques qu’il juge déloyales.

L’Equipe.fr, un site en constante évolution

Le site Internet de L’Equipe fêtera ses 16 ans cet été, durant le Championnat d’Europe de football qui se tiendra en France. Il avait d’ailleurs été lancé à l’occasion de l’Euro 2000, au moment où la bulle Internet explosait. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur les différentes versions de L’Equipe.fr, et de montrer sa progression. L’objectif est ici d’étudier l’interface du site, et ses différentes significations. Les photos accompagnant cet article permettent d’observer les nombreuses informations mentionnées.

V1 2000/2001

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Vidéo à la verticale : le renversement d’une pratique ?

La rotation automatique des écrans de smartphone est en passe de devenir obsolète. Désormais une vidéo doit pouvoir se regarder telle qu’elle a été conçue, c’est à dire verticalement. Du moins si on en croit les dernières tendances.

Photo prise à la 50ème conférence de Munich sur la sécurité en 2014

Photo prise à la 50ème conférence de Munich sur la sécurité en 2014

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La navigation privée au cœur de Firefox 42

La nouvelle version de Firefox, sortie le 7 novembre dernier, contient plusieurs nouvelles fonctionnalités. Parmi elles, la Tracking Protection. Son objectif est d’aider les internautes à se protéger davantage face à la collecte des données en ligne, et également d’empêcher l’affichage des publicités. Explications.

Sans titre

Mozilla Firefox, un navigateur libre depuis 2004.

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Le journalisme d’investigation en ligne se cherche encore

Avec ses codes et ses caractéristiques propres, le journalisme d’investigation – Saint Graal pour la majorité des journalistes – n’arrive toujours pas à s’imposer sur le web. Prioritairement pour des raisons d’incompatibilité.

Internet est dorénavant un outil indispensable pour le journaliste d'investigation. Mais le tri des informations est fastidieux.

Internet est dorénavant un outil indispensable pour le journaliste d’investigation. Mais le tri des informations est fastidieux.

Bob Woodward et Carl Bernstein, figures emblématiques du Washington Post qui révélèrent le scandale des écoutes du Watergate et provoquèrent la démission du Président Nixon, ont depuis longtemps raccroché leurs cravates. Mais le travail qu’ils ont fourni dans cette enquête reste encore l’un des modèles du journalisme d’investigation. Aujourd’hui, certains pourraient citer les affaires française d’Elf, Clearstream, Karachi ou plus récemment les fadettes du Monde. Car à n’en pas douter, presque tous les journalistes rêvent, ou ont rêvé, de devenir ceux qui feront éclater une affaire d’Etat. Mais l’investigation a mal vécu la naissance et le développement de l’information sur internet, alors que ce moyen tend à devenir prioritaire.

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Smartphones : le journalisme 2.0

© techbox-journalisme-smartphone

© techbox-journalisme-smartphone

A l’heure où la presse papier est sur le déclin, le journalisme web s’active. Les contenus sont accessibles de partout et pour tous : l’actualité au bout des doigts. Et l’allié principal pour publier sur le web n’est plus seulement l’ordinateur mais bien le Smartphone. Nouvel outil compliqué ou ami du journaliste, le téléphone portable se glisse partout et les applications de tournage, montage et publication se multiplient.

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